dimanche 16 décembre 2007

Petites updates pré-vacances...

La Scottish Elli, d'abord, elle a passé ses examens... sans le badge du Parlement mais quand même tous dans ce même T-shirt, en fait, histoire de bien montrer "where her loyalty lies" (et aussi par superstitution débile). Les résultats ne seront pas forcément brillants (du moins pas tous) mais "c'est fait", et avec les excellentes notes de tutorial, ca devrait me permettre de passer deux mois de vacances tranquilles.

Deux mois de vacances...
Deux mois...
Euh... je suis toujours dans la Scube, ou?...


La célébration de la fin des emmerdements s'est faite par une petite aprèm "régression" avec la co-loque Pipotienne, au programme initiation de la miss à Crash Team Racing (qui commence à pas trop mal s'en tirer en mode "facile"!), puis vieux délires sur les minikeum et autres hauts-lieux de culture des gamins des 90s que nous fûment, et enfin, décadence achevée en se ruinant au Mc Do de la ville par de gros specials bien gras et délicieux, et un McFlurry chocolat-orange pour ne pas se dire qu'on n'aura pas été jusqu'au bout... Je rappelle que la Margotte est sensée être militante alter... et aussi qu'on venait à peine de finir a digestion d'une grosse pizza au fromage...


Ensuite, la Scottish Elli, elle a fait ses valises, ses adieux, (pas) sa vaisselle, puis a été voir la Glaswegian Bee, dans sa ruche bleue, et qui fêtait (un peu à contre coeur avant la bouteille de Baileys, beaucoup plus volontiers après) son entrée dans la vingtaine (ou la trentaine, selon comme on compte) (noooon, je ne cherche en rien à te démoraliser là, ma ptite Béa).
Un Carrot-cake suintant ("ça fait un peu comme des fruits de mer"), des bougies qui faillirent ne jamais s'allumer, de longues marches au milieu des exubérantes lumières de Noël, une rasia sur le Pound Store, et, bien sûr, une veillée entre amies expat alimentée par le bon goût ébriétant du Baileys, ça a suffit pour rendre les adieux déchirants (de toutes façons, même si ça n'avait pas suffit, il l'auraient été quand même). Une qui reste, une qui part (sans aucune envie de partir, sur le moment).




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C'était la deuxième fois cette semaine que j'allais voir la Béa. Et pas seulement une ou deux petites heures comme ça : vraiment. J'ai une sacrée chance de l'avoir, ma scubienne-pas-loin. La journée de lundi était assez représentative : entre deux exams, petits plaisirs à la mode italo-franco-éossaise (crêpes parmesan cheddar bacon, puis Nutella), gambadage dans la nécropole (située, étrangement, contigument à la brewery de Tennent's... vous savez c'est là où y'a ce fameux panneau "ANGER = KEEP OUT"!), et couillonneries avec PhotoBooth...

(Ci-dessous une photo de ce qu'elle voit de la fenêtre de sa cuisine)



Scottish Elli ce n'est pas vraiment moi, ce n'est pas moi entière, et c'est un pan de moi qui est loin d'être, avouons-le, dans les meilleures conditions d'épanouissement possibles. Mais c'est quand même moi depuis 3 mois, et j'y tiens. Et quand elle s'est évanouie progressivement, un peu plus à chaque pas pris vers la France, vers ce pays aux résonances multiples et au froid glacial, ça n'a pas été sans douleur. Comme cette personne qu'on n'aime pas trop, mais qu'on a tant fréquenté qu'on y est fatalement attaché, et dont on va détester se séparer. Un trajet pris vers ma France à contre coeur, avec difficulté ; mais tout ça n'a été que transitoire, et Scottish Elli ne me laissa bientôt plus qu'un vague souvenir, tels ceux qui restent au matin de la personne qu'on a été en rêves... Elli-la-française a émergé, s'est réveillée et a repris contrôle, a pris sa place parmi les siens le plus naturellement du monde, comme si elle n'était jamais partie.



(Alors quoi, toute cette histoire d'Ecosse, c'est un rêve, c'est du survol, "ça n'existe pas"? ...)

mercredi 12 décembre 2007

Scène nocturne

Voilà, c'est comme ca quand je bosse. Dans les 3-4h du mat, a genoux sur mon lit, je fixe d'un regard vide alternativement mon ordi qui affiche Chris (ma partenaire boulot) et mes Powerpoint sur le webCT, un gros bouquin bien général, et des notes mal écrites parce qu'il est tard, et qu'on sacrifie tout à l'heure tardive (tôtive?), y compris sa très jolie écriture (voui, j'aime mon écriture...).
Et aussi, une grosse trombine bleue qui me regarde d'un air désolé...

La semaine des exams se poursuit et s'achève presque...

psssst il est vraiment crade cet ordi...

samedi 8 décembre 2007

Mighty Bruxelles!!

Bon... J'ai encore le post sur Bruxelles (prononcer : Brusssssselles) à pondre...
Il est 1h52 et j'aurais aimé me coucher tôt hier, pour me réveiller tôt aujourd'hui... total, on est aujourd'hui et je ne suis toujours pas couchée.

Alors, ca va être beaucoup moins "fancy" que prévu.

Je vais faire par photo...

J'aime la Belgique. C'est un fait. Tintin et les BD, l'accent trop chou, les gauffres, le bon jazz, la bière (??), le Chat, l'humour en général, l'UE...
La Belgique va-t-elle craquer? C'est la grande question. Je dois dire que les avis sont partagés. Le speaker (francophone) de la DG Eduction et Culture répond tout simplement "non". Le pizzaiolo d'origine nerlandophone m'explique en français que les troubles sont causés par une minorité qui n'est pas représentative, que de toutes façons c'est pas nouveau, et qu'il faudrait imposer aux deux communautés l'apprentissage de l'autre langue. Une copine d'une copine de Jack, flammande beaucoup moins enthousiaste, se plaint de l'arrogance des francophones et de leur refus d'apprendre le flammand, et mise sur une rupture. Il est vrai que cette Belgique, symbole malgré elle, a peu de tradition de vie commune...
La plupart des autres s'interrogent sur la faisabilité d'une telle rupture, qui engendrerait deux ersatz de Luxembourg... Et, quid de Bruxelles? Et quoi, ce pays qui est pratiquement une institution Européenne, splitter? Instinctivement, je dis non... puis je me demande si la Belgique que j'aime n'est-elle pas la francophone, au fond? Que connais-je de la nérlandophone? Et puis, plus ca va, plus je me demande pourquoi on ne vire pas les Etats pour passer direct à une Europe fédérale des régions...


Cette chose bizarre c'est l'Atomium de Bruxelles. Sans grand intérêt, il faut bien le dire... Mais durant le temps libre qu'on avait le jeudi après midi, après avoir très connement "perdu" les copines allemandes à l'Infopoint du Parlement, par temps de pluie, ca me semblait une option intéressante parmi celles proposées par mon superbe petit guide "hachette - voir"... Pas tant que ca en fait, mais peu importe ; ca m'a plu de faire "mon petit programme", "mes petits machins" toute seule dans le grand bruxelles... Surtout quand je me retrouvais dans des rues qui me rappelaient les vacances!! "Oh c'est là que Couillon avait fait le couillon"... :p
Au final, la bibliothèque du Cébébédé (centre belge de la BD) avait fermé plus tôt que prévu, et la partie "lire des nouvelles BD pendant une heure" s'est transformée en "lire mon Memoirs of a Geisha à Pizza Hutt", avec petit moment de honte quand j'ai croisé par hasard un de mes fellow UEers. Heureusement, il ne m'a pas semblé lire de pitié dans ce regard posé sur "la pauvre fille qui visiblement n'a pas d'amis". Cette pauvre fille est ensuite allée seule au ciné IMAX voir Stardust (VO sous-titrée Français ET Neerlandais!!), depuis le temps qu'elle en avait envie, hébé, elle n'a pas été déçue!!




L'UE. J'aaaaaiiiime. C'était le pied total de se balader l'air de rien dans les instances de pouvoir... et l'éclate de se retrouver dans ces salles de réunion avec les micro, les petites bouteilles d'eau, les étiquettes-pays, les locaux de traduction derrière...


L'UE, ça en jette, aussi. Les architectures des bâtiments, ya pas à dire, c'est la grande classe. Sur les photos : Intérieur de Justus Lipsius (Conseil) décoré pour la présidence portugaise, centre des visites de la Commission, Sculpture au Parlement, façade du Justus Lipsius, entrée du Parlement, Berlaymont (Commission).






D'abord le Parlement. Graham a su nous dénicher la compagnie de 5 MEPs écossais, représentatifs de l'échiquier politique (une labour, une liberal, un indépendantiste, et deux tories). Ils étaient tous dans le "fishing committee" ces couillons-là (hé oui, ça pêche en Ecosse!!) donc on a parlé poiscaille pendant une heure. C'était moyen intéressant, un peu folklo à la fin quand la labour a commencé à insulter le tory (mais ça restait gentillet...).
Il est amusant de constater la corrélation entre l'âge, le sexe, et la position sur l'échiquier politique. La labour était une jeune femme fringante, la libérale avait la quarantaine, les deux tories étaient des fossiles. Exception faite de l'indépendantiste (ce qui est logique!!) ; vous voyez le type sur toutes les cartes postales, Mc quequ'chose, qui pose en kilt en jouant du biniou? Bein voila, c'était ce type-là. La politique, c'est très prévisible.
En fait, la principale chose que nous avons apprise, c'est que tout le métier d'un MEP (Membre du Parlement Européen) consiste à connaître le bon timing avant d'ouvrir cette fameuse petite bouteille d'eau grazeuse, et d'avoir le geste fluide qui fait qu'elle n'explose pas entre ses mains. Plus facile à dire qu'à faire ; tous ceux dans notre classe qui ont tenté l'aventure se sont retrouvés gravement aspergés de bulles et de honte.
A la sortie, j'ai pourtant tendu le cou pour tenter d'apercevoir un Bourlanges en sortie de plénière, mais niet. J'apprendrai à mon retour que ce cher Jean-Louis a décidé de quitter le Parlement...

Ensuite, la Commission. Enfin...presque. Le centre de com de la Commission, en fait... Deux conférences d'intérêt inégal. Mais le plus chouette a été quand, en sortant, on nous a passé le "kit Commission" avec un certain nombre de choses plus ou moins inutiles dedans, dont, UN PARAPLUIE "EUROPEAN COMMISSION - CITIZENSHIP"!! I looove it!!!

Et enfin, le Conseil. Justus Lipsius abrite les réunions des Conseil des ministres, et du secrétariat général qui s'occupe aussi du Conseil Européen (dit des Chefs d'Etats et de Gouvernement, ou de la Crème de la Crème). Et là!!! C'était hallucinant. Rien que pour ça, ça valait le voyage. Un fonctionnaire italien hautement placé dans les rangs du secrétariat, qui commence d'emblée par nous dire que si quelqu'un enregistre la scéance, il perd son travail... Magistral. Avec l'accent, j'ai pas compris toutes les vannes, mais c'était joussif, pour sûr...

Petite déception tout de même de n'avoir pas pu "rentrer à la Commission par la grande porte" du Berlaymont, ou assister à la plénière du Parlement, comme promis par Graham...


Et puis, j'ai bien sûr eu le plaisir de visiter la jolie ville de Bruxelles décorée pour Noel (oui, ils en font beaucoup les bruxellois...), seule, mais aussi accompagnée des camarades de voyage très très sympas, ou encore en charmante compagnie... Bref, aucunement un Vienne-bis, des rencontres précieuses, particulièrement mes Allemandes, et Jack, un Edinbourgeois trop adorable et généreux... Déambulations dans la ville, mais aussi dégustation de vin chaud, de bière d'abbaye, de chili-vodka, de saucisson de renne et de fromages français.





Une derniere photo pour ceux que ça intéresseraient de voir benoit XVI "taking a leak" :


Ah ce cher Manneken Pis!! Joyau Bruxellois qui est, avouons-le, très loin d'en être un... D'après mon guide, le fils d'un Duc belge avait pissé contre un arbre en pleine bataille, ce qui est supposé symboliser le courage du pays... Ha, ha! Maintenant, la tradition est que ce cher Pis est régulièrement costumé lorsque des personnalités lui font don de vêtements, comme le fit Elvis par exemple...

...Il était temps que je le ponde ce post sur Bruxelles!!
C'est pas génial mais il est tard. Normalement, y'en avait un deuxième de prévu, pour raconter mes conneries et mon agonie du lendemain, misant notamment sur le pouvoir comique de l'image de 3 bouteilles de bière éclatées dans ma valise, ou celle plus dramatique d'une Cam blanche comme un linge dans les toilettes du bus Prestwick-Stirling, mais vraiment, what's the point...

Aie, hé oui, j'ai encore merdé ma promesse à moi même de me coucher tôt. Big time. Et merde...
Bonne nuit!

mercredi 5 décembre 2007

"Je flippe"...

Premier exam demain et je ne bosse pas ... Je ne sais rien ...

Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi Pourquoi ...

Ca fait deux heures et demie que Margaux est partie, et je ne suis toujours pas entrain de ...

Hier ça allait, j'y arrivais ... plus ou moins ......

Mais la il est déja plus que nuit ... et je n'ai plus de jour de safeguard ... je n'ai plus un "potentiel" de 10 heures de boulot ... quoi que ça m'amènerait à 6h du matin ... mais ......

Comment tout ça va-t-il se finir? ...

A l'arrache comme d'habitude ...

Mais encore?... Qu'est-ce? ... La même chose que d'habitude ...

Evitement. "suicidaire", "autodestructeur", "autiste" ...

Le vertige du précipice ... Le flirt avec l'abîme ... Comme il est facile de se regarder sombrer, et tellement moins de s'opposer à la chûte ...

Crachons sur cette réalité conventionnelle, cette morne norme ... "Il faut que je travaille dur" ... Et si je ne le faisais pas? Flatter son ego en se posant à contre-courant ... "Jouer" avec le feu ... Rester personnage du film plaqué sur sa vie ... Beaucoup plus beau ... Beaucoup plus esthétique que bassement se plier aux "exigences" de la réalité.

Et, enfin, une fabrique à excuses ... Se détacher au lieu de risquer la confrontation ... "Ce n'est pas moi. J'en ai rien à foutre de tout ça. Un jour peut-être, je me trouverai, et je serai ... Mais pas là. Là, ce n'est rien, alors pourquoi m'investir?" ... Et si j'échoue, ce n'est pas moi qui aurai échoué puisque ça n'a jamais été moi, tout du long ...

Quelle imposture! ...

Il y a pourtant un prix à payer : le prix physique ... La petite voix qui nous ramène sur terre, qui nous sussure à l'oreille, de plus en plus fort, qu'il est impossible de s'échapper des contingences ... Le poids de l'éducation ... et pour conséquence la réponse physiologique du stress ... Mais c'est faible! ... Et dans tous les cas, contournable. Comment? En écrivant un message blog du genre de celui-ci ... Disséquer, mettre les mots pour exorciser. Se réfugier dans le connu. Actualiser les impressions. Leur mettre un cadre. Une direction. Un "mouvement". Tout redevient ... "safe".

Fixons tout de même une limite : 20 heures. A 20 heures, je ... commence.



PS : Bruxelles viendra...

EDIT : Heureusement, avec mon excellente note de Tutorial en European Union Politics... je peux me permettre de foirer la Bio!! Pas parce qu'il y a compensation possible, non... juste psychologiquement!!!