samedi 29 septembre 2007
vendredi 28 septembre 2007
Douce France
En France, ya quelques trucs qui sont tout de même pas si mal.
1)
Ya une école qui s'appelle Sciences-Po et qui a au moins le mérite d'engager d'excellents profs. L'un d'eux, Jean-Louis Bourlanges, député européen, qui a fait le meilleur premier cours que j'ai jamais eu. Et bien que son second cours à eu de quoi me faire douter, a réussi à me faire faire de l'Union Européenne un des 2 champs potentiels pour mon master (ça et les Latouritudes, mais en ce qui concerne ces dernières, n'ayant pas la chance de Chris qui a pu trouver des cours en rapport, le "potentiel" semble se dépolariser). Ah, Boubou. Grace à toi, j'ai vu pour la première fois ce que ça faisait d'être un étudiant normal de Sciences-Po. Pas pendant tes cours, ici. Ici, en "seminar" d'European Union Politics. Fonctionnalisme, Réalisme, Intergouvernementalisme, Fédéralisme, Intégration, et pour la première fois, des choses à dire, des remarques intéressantes à faire, et que j'ai osé faire (en partie). Ah, vivement le prochain cours!
2)
Cette même école a eu aussi la bonne idée de faire un partenariat avec la fac de Jussieu pour donner naissance à un truc bizarre au jargonnant et auto-proclamé nom de Scube. Respectant la séculaire tradition de l'année à l'étranger, chaque membre s'est embarqué pour une région du monde plus ou moins reculée, et le hasard (ou le Prunier, pour être dans le vrai) a fait que 3 d'entre nous se sont retrouvés dans le meilleur petit pays pays du monde. J'ai eu un immense plaisir à sauter dans un train pour aller passer quelques heures avec la Glaswegienne Béa, arrivée la semaine derniere... Au programme, déambulations dans la ville et visite de sa chambrette (qui n'a pas été la partie la plus longue vu que celle-ci fait dans les 10m²), sans oublier un arrêt carrot cake (elle) / tarte salée trop bonne (moi) dans un très cher bar que j'avais découvert avec mes parents.
3)
Justement, une autre chose qui fait que j'aime quand même ce pays, c'est qu'eux y sont. Mes parents. Ma pitite famille. Mon pôpa, qui m'envoie mes petits cours de physio. Ma môman, qui passe des matinées entières à emballer des petits cadeaux qu'elle a passé des après-midis entières à dénicher.
1)
Ya une école qui s'appelle Sciences-Po et qui a au moins le mérite d'engager d'excellents profs. L'un d'eux, Jean-Louis Bourlanges, député européen, qui a fait le meilleur premier cours que j'ai jamais eu. Et bien que son second cours à eu de quoi me faire douter, a réussi à me faire faire de l'Union Européenne un des 2 champs potentiels pour mon master (ça et les Latouritudes, mais en ce qui concerne ces dernières, n'ayant pas la chance de Chris qui a pu trouver des cours en rapport, le "potentiel" semble se dépolariser). Ah, Boubou. Grace à toi, j'ai vu pour la première fois ce que ça faisait d'être un étudiant normal de Sciences-Po. Pas pendant tes cours, ici. Ici, en "seminar" d'European Union Politics. Fonctionnalisme, Réalisme, Intergouvernementalisme, Fédéralisme, Intégration, et pour la première fois, des choses à dire, des remarques intéressantes à faire, et que j'ai osé faire (en partie). Ah, vivement le prochain cours!2)
Cette même école a eu aussi la bonne idée de faire un partenariat avec la fac de Jussieu pour donner naissance à un truc bizarre au jargonnant et auto-proclamé nom de Scube. Respectant la séculaire tradition de l'année à l'étranger, chaque membre s'est embarqué pour une région du monde plus ou moins reculée, et le hasard (ou le Prunier, pour être dans le vrai) a fait que 3 d'entre nous se sont retrouvés dans le meilleur petit pays pays du monde. J'ai eu un immense plaisir à sauter dans un train pour aller passer quelques heures avec la Glaswegienne Béa, arrivée la semaine derniere... Au programme, déambulations dans la ville et visite de sa chambrette (qui n'a pas été la partie la plus longue vu que celle-ci fait dans les 10m²), sans oublier un arrêt carrot cake (elle) / tarte salée trop bonne (moi) dans un très cher bar que j'avais découvert avec mes parents.3)
Justement, une autre chose qui fait que j'aime quand même ce pays, c'est qu'eux y sont. Mes parents. Ma pitite famille. Mon pôpa, qui m'envoie mes petits cours de physio. Ma môman, qui passe des matinées entières à emballer des petits cadeaux qu'elle a passé des après-midis entières à dénicher.


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(je me demande pourquoi mes photos sont aussi moches, ces derniers temps... En vrai, ça faisait génial!...)
Et puis mon Couillon qui a appris à se servir de Gmail (mouarf) entre deux colles.
4)
Enfin, il y a une région, qui s'appelle la Bretagne, "Brittany" pour les non-intimes. Elle a été le théâtre de la plupart de mes meilleures vacances d'été, et même de printemps, entre autres avec lesdits parents. Elle a également engendré quelques unes des plus éminentes représentantes de la Scube. Mais encore, et c'est ce qui m'intéresse là tout de suite, elle a des *** de bons mangers. Crêpes, galettes, kouign-aman... Je ne suis pas sûre que l'Ecosse soit prête pour ce dernier met, mais j'ai parié sur le caractère unanimement délicieux des crêpes et galettes. Mercredi, c'était soirée Bretagne. Après m'être ruinée de £20 pour les ingrédients et avoir monopolisé vivoune et ma mougne sur skype pendant une heure, je me suis lancée dans l'improbable aventure... Les pates et les petits ingrédients (jambon, fromage, oeuf, champignon, oignon ; puis chocolat fondu, poire, chantilly pour les crêpes sucrées) c'était nickel. Par contre, "faire" les crêpes et galettes, avec les affreuses poeles et l'affreux cooker, ça s'est compliqué... Au final, ca faisait assez peur (à moins que ce ne soient les yeux réprobateurs de vivoune que j'imaginais posés sur moi), entre le pas cuit et le brûlé, mais tout le monde a trouvé ça excellent ("amazing"), y compris le cidre normand (argh désolée y'avait que cette provencance là).


Ca s'est terminé par une super soirée dont le centre de gravité s'est rééquilibré vers l'Ecosse ( <- ceci est le fruit de la consommation de deux personnes seulement, à ajouter au cidre et à l'arrosage de tout le reste de la journée aussi, quand je vous parlait du sco'ish way of life!), mais ça doit être une des meilleures soirées que j'ai passées depuis mon arrivée, j'étais vraiment dans le coup, et même si la fatigue devenait proprement insupportable sur la fin (3h-3h30), je ne serais allée me coucher pour rien au monde.
Et puis mon Couillon qui a appris à se servir de Gmail (mouarf) entre deux colles.
4)
Enfin, il y a une région, qui s'appelle la Bretagne, "Brittany" pour les non-intimes. Elle a été le théâtre de la plupart de mes meilleures vacances d'été, et même de printemps, entre autres avec lesdits parents. Elle a également engendré quelques unes des plus éminentes représentantes de la Scube. Mais encore, et c'est ce qui m'intéresse là tout de suite, elle a des *** de bons mangers. Crêpes, galettes, kouign-aman... Je ne suis pas sûre que l'Ecosse soit prête pour ce dernier met, mais j'ai parié sur le caractère unanimement délicieux des crêpes et galettes. Mercredi, c'était soirée Bretagne. Après m'être ruinée de £20 pour les ingrédients et avoir monopolisé vivoune et ma mougne sur skype pendant une heure, je me suis lancée dans l'improbable aventure... Les pates et les petits ingrédients (jambon, fromage, oeuf, champignon, oignon ; puis chocolat fondu, poire, chantilly pour les crêpes sucrées) c'était nickel. Par contre, "faire" les crêpes et galettes, avec les affreuses poeles et l'affreux cooker, ça s'est compliqué... Au final, ca faisait assez peur (à moins que ce ne soient les yeux réprobateurs de vivoune que j'imaginais posés sur moi), entre le pas cuit et le brûlé, mais tout le monde a trouvé ça excellent ("amazing"), y compris le cidre normand (argh désolée y'avait que cette provencance là).


Ca s'est terminé par une super soirée dont le centre de gravité s'est rééquilibré vers l'Ecosse ( <- ceci est le fruit de la consommation de deux personnes seulement, à ajouter au cidre et à l'arrosage de tout le reste de la journée aussi, quand je vous parlait du sco'ish way of life!), mais ça doit être une des meilleures soirées que j'ai passées depuis mon arrivée, j'étais vraiment dans le coup, et même si la fatigue devenait proprement insupportable sur la fin (3h-3h30), je ne serais allée me coucher pour rien au monde.

Voila, c'est bien aussi la France, la vie que j'ai eue la bas, mon bagage culturel et émotionel, qui a compté en cette 3e semaine, oui maman (dans l'ordre de ce post : jeudi, vendredi, mardi, mercredi) ...

Cheers!
dimanche 23 septembre 2007
Rendons "grass" à l'herbe d'Ecosse

Mauvais jeu de mot mis à part, il faut se rendre à l'évidence, l'herbe, ce n'est pas un concept universel. L'herbasse héparse de paris mérite à peine d'être classée sous la même terminologie que le doux et abondant tapis graminé local, d'une teinte de vert à vous mettre le sourire le matin à 8h30 en route vers Cotrell pour la lecture de 9h (et heureusement, vu que c'est 3 matins par semaine).
De l'herbe, il y en a partout ici à la Stirling Uni, et elle est impeccable. Et pas seulement dans les centaines de m² de terrain de golf qui recouvrent le campus.
Et le mieux dans tout ça, c'est qu'elle grouille de petits machins en tous genres et en grande quantité. Grenouilles (frog), mouettes (??? je crois), canards (duck), cygnes (swan), oies (goose), lapins (rabbit, or bunny, i can't sort them apart anyway), écureuils (squirrel), ... sans oublier la tristement célèbre guêpe (wasp) qui me tombe sur la tronche à chaque fois que je passe sous le gros arbre avant le pont vers l'A. Miller.

De l'herbe, il y en a partout ici à la Stirling Uni, et elle est impeccable. Et pas seulement dans les centaines de m² de terrain de golf qui recouvrent le campus.
Et le mieux dans tout ça, c'est qu'elle grouille de petits machins en tous genres et en grande quantité. Grenouilles (frog), mouettes (??? je crois), canards (duck), cygnes (swan), oies (goose), lapins (rabbit, or bunny, i can't sort them apart anyway), écureuils (squirrel), ... sans oublier la tristement célèbre guêpe (wasp) qui me tombe sur la tronche à chaque fois que je passe sous le gros arbre avant le pont vers l'A. Miller.

Vous me direz, ha, fastoche, toutes ces merveilles viennent en contrepartie de l'impressionnante pluviométrie de la zone scotiche, puisqu'on n'a rien sans rien ... eh bien si!! Croyez-le ou non, je n'ai presque pas eu de pluie depuis mon arrivée : 2 jours seulement, dont l'un ou le ciel pour se faire pardonner nous a gratifiés d'un superbe arc-en-ciel, comme celui de Maud, comme celui d'Edinburgh de cet été (nan, quand même pas, celui là c'était franchement du jamais vu).

Bref, le monde merveilleux de mon campus ressemble de près à la Comté (The Shire) peuplée de joviaux Hobbits ROUX en pantalons de golf... mais méfions nous quand même de la tour sombre de Barad'hur qui guette (nom de code : "wallace monument")...

Enfin, puisqu'on est sur le sujet, permettez moi de me lancer dans une hasardeuse association d'idées (pluie -> eau -> laver) (j'aurais pu faire pire hein, ché pas moi, pluie -> parapluie -> umbrella -> rhianna -> jackie -> Dieu -> amour -> love for sale -> la vaisselle -> laver).
Voila, c'est officiel, j'ai fait ma première lessive lavomatic de toute ma vie, aujourd'hui. Wooo! J'ai mis les 7kg de fringues dans la valoche, et (sans faire davantage mention de l'aller-retour pour rien que j'ai fait avec l'énorme cargaison seulement pour réaliser que toutes les machines étaient utilisées) après 1 heure de stress intense sur tout ce qui aurait pu mal se passer (j'ai pris que deux doses... pourquoi ya pas le bon programme... qu'est ce que ce penny fout à tourner dans le tambourg... et si mes tshirts étaient entrain de fondre dans le séchoir... je ferais mieux de lire ce bouquin que je dois rendre demain à la bibl-- ARGH c'est quoi ce bruit affreux) tout s'était merveilleusement bien passé finalement...
J'aurais même pas besoin de repasser quoi que ce soit. Hé, chaque chose en son temps!!
Aujourd'hui était une bonne journée. Il en faut...

C'est vraiment frustrant comme tout de ne pas pouvoir vous mettre une petite chanson... La version de Madeleine Peyroux de "The way you look tonight" aaaaa miam miam... snif

Bref, le monde merveilleux de mon campus ressemble de près à la Comté (The Shire) peuplée de joviaux Hobbits ROUX en pantalons de golf... mais méfions nous quand même de la tour sombre de Barad'hur qui guette (nom de code : "wallace monument")...

Enfin, puisqu'on est sur le sujet, permettez moi de me lancer dans une hasardeuse association d'idées (pluie -> eau -> laver) (j'aurais pu faire pire hein, ché pas moi, pluie -> parapluie -> umbrella -> rhianna -> jackie -> Dieu -> amour -> love for sale -> la vaisselle -> laver).Voila, c'est officiel, j'ai fait ma première lessive lavomatic de toute ma vie, aujourd'hui. Wooo! J'ai mis les 7kg de fringues dans la valoche, et (sans faire davantage mention de l'aller-retour pour rien que j'ai fait avec l'énorme cargaison seulement pour réaliser que toutes les machines étaient utilisées) après 1 heure de stress intense sur tout ce qui aurait pu mal se passer (j'ai pris que deux doses... pourquoi ya pas le bon programme... qu'est ce que ce penny fout à tourner dans le tambourg... et si mes tshirts étaient entrain de fondre dans le séchoir... je ferais mieux de lire ce bouquin que je dois rendre demain à la bibl-- ARGH c'est quoi ce bruit affreux) tout s'était merveilleusement bien passé finalement...
J'aurais même pas besoin de repasser quoi que ce soit. Hé, chaque chose en son temps!!
Aujourd'hui était une bonne journée. Il en faut...

C'est vraiment frustrant comme tout de ne pas pouvoir vous mettre une petite chanson... La version de Madeleine Peyroux de "The way you look tonight" aaaaa miam miam... snif
Yoyo un jour, yoyo toujours

Je crois que j'ai (enfin?) compris la leçon.
UNE MINUTE (véridique) après avoir fini d'écrire le message précédent, Marc a frappé à ma porte (fermée, si vous avez bien suivi) pour me dire qu'ils allaient à son "flat" à lui (Alexander court aussi, mais en face... pour papa, mougn & couillon : c'est celui où il y avait une batterie!!) et m'inviter à se joindre à eux. Après une demi minute de bouche ouverte j'ai fini par dire oui...
Bref, sans rentrer dans les détails, depuis lors, les journées ont été ma foi bien équilibrées, entre "mes" moments et les moments de groupe, les friends et le boulot, bon on est encore très (très très) loin du 50/50 parole/silence mais faut pas tout demander d'un coup!!
Tout ça pour dire que j'en reviens toujours au "Nothing ever happens as expected" et à sa conclusion logique que je ferais mieux de ne pas de chercher les modèles long-terme dans des expériences de quelques heures/jours ; en conséquence pour ce blog, i'll shut the fuck up about my états-d'âmes...
Enjoy!
PS : Merci pour les commentaires... ça fait chaud au coeur...
UNE MINUTE (véridique) après avoir fini d'écrire le message précédent, Marc a frappé à ma porte (fermée, si vous avez bien suivi) pour me dire qu'ils allaient à son "flat" à lui (Alexander court aussi, mais en face... pour papa, mougn & couillon : c'est celui où il y avait une batterie!!) et m'inviter à se joindre à eux. Après une demi minute de bouche ouverte j'ai fini par dire oui...
Bref, sans rentrer dans les détails, depuis lors, les journées ont été ma foi bien équilibrées, entre "mes" moments et les moments de groupe, les friends et le boulot, bon on est encore très (très très) loin du 50/50 parole/silence mais faut pas tout demander d'un coup!!
Tout ça pour dire que j'en reviens toujours au "Nothing ever happens as expected" et à sa conclusion logique que je ferais mieux de ne pas de chercher les modèles long-terme dans des expériences de quelques heures/jours ; en conséquence pour ce blog, i'll shut the fuck up about my états-d'âmes...
Enjoy!
PS : Merci pour les commentaires... ça fait chaud au coeur...

Photos : les portes de mes colocs -- G à D, Andrew, Jen, Craig, Jackie, Karen
samedi 22 septembre 2007
L'écosse est un petit pays de 9m²...

Nous ne sommes pas allés à Edinburgh.
En fait, rien de ce que j'avais imaginé ne s'est produit. Ce qui n'est pas surprenant en soi. Mais un peu ennuyeux malgré tout, puisque rien ne s'est produit du tout. Ou presque.
Depuis ce dernier message, je me suis simplement refermée comme une huitre dans sa coquille. Une Camille dans sa chambre. Et pas tant par la force des choses que par mon propre choix. Ma mère me faisait remarquer, à raison, que rien de bon ne pouvait venir d'en arriver à une telle soif d'intégration, une telle négation de soi et vénération de l'autre, de ces autres, de cette communauté-là, et d'oubli de là où je viens...
Mais c'en est fini. Je me souviens désormais d'où je viens. Mes amis, ma famille. Mes séries TV. Mon fromage fondu (cheddar uurk). Mes mauvaises habitudes. J'ai renoué avec tout ça. En réalité je ne sors presque plus de ma chambre. Je dors jusqu'à midi, je regarde des FRIENDS à la chaîne, je me languis devant de vieilles photos, parle sur skype, lis les blogs, mets à jour la carte de la scube. La porte de la chambre s'est refermée, le door blocker ne sert plus que pour caler mon ordi sur la moquette.
Plus rien de ce besoin de fusion, d'assimilation. Un vague "hey" par jour et par personne. Et encore.
La page est donc tournée ... du moins provisoirement. Peut-être "les autres" le voient-ils ainsi, enfin "l'étrangère" se comporte comme telle. C'est pas plus mal pour tout le monde. Moi y compris...
Maintenant que j'y pense, le repli sur soi, sur son monde, c'était la phase 2 du parcours normal de l'étranger dans son pays d'accueil. Les choses rentrent dans l'ordre, après tout...
Je ne sais pas combien de temps je vais tenir, cela dit. Pas que je ne sois pas quelqu'un ayant une longue tradition d'auto-exclusion, seulement ici c'est tout ou rien. Je n'ai pas de terrain familier dans lequel me réfugier et re-remplir ma jauge d'affection. Donc ça fait carence.
La soirée d'anniversaire de Jackie était agréable, cela dit. Pas tellement le diner, dans cet italien ridiculeusement cher et sans intérêt, ou je n'ai guere ouvert la bouche que pour la mauvaise pizza rustica à £13,80. Le bar à cocktails, mieux ; et Dusk bien plus sympa que la dernière fois... Mais là encore, rien d'aquis. Le compteur est remis à zéro chaque nouveau jour. Et c'est faux que le temps ne peut qu'améliorer les choses. If anything, ce serait plutôt le contraire.
Il y a bien des petits évènements qui vont venir jalonner les périodes d'isolation : l'anniversaire non-officiel de Jackie demain où je lui donnerai mon dessin, Prison Break lundi qu'on a prévu de voir ensemble, les crèpes et galettes que je compte faire un de ces jours pour tout ce petit monde... Cela dit, si j'arrête de socialiser, je ne risque pas d'être là quand les décisions se prennent et les plans s'élaborent... Mais d'un autre côté c'est tellement plus simple de rester à regarder des Friends...
Je pourrais cependant aller chercher ailleurs. J'ai vu qu'il y avait des nuits jazz open mic dans un club en ville. Et il y avait une petite annonce pour des cours de brésilien avec une certaine Nora. A tous les coups j'ai perdu le numéro de tel, mais c'est une idée.
Je ferais bien de dire quelques mots sur mes cours tout de même...
Ils sont au nombre de trois. Le plus flippant étant celui sur l'Europe et les USA, sur lesquels je ne connais que dalle. Vous savez, c'était ça la première lecture que j'ai loupée. Ca a l'air du haut niveau, peut-être même un cours de quatrième année. Il faut lire des bouquins entiers d'un cours sur l'autre (...mais qu'est ce que je fous devant friends???), et pour couronner le tout, la "lecture" du vendredi chevauche celle de science que je n'aime mieux pas louper (mais c'est ptet ce que je vais faire quand même la prochaine fois, réflexion faite).
Le cours de physio, justement, est assez intéressant, il ressemble à celui de l'an dernier, en plus speed et moins détaillé (mais de ce que je comprend on est sensés se renseigner sur les détails tous seuls).
Pour ce qui est de celui sur l'UE, ca va clairement moins loin que Boubou et Machtou, et les étudiants n'ont pas l'air très avancés sur la question non plus (Schuman? who?). Ca en fait au moins un qui ne demandera pas trop d'investissement (si ce n'est que faire des présentations orales en angliche du niveau pipo, gloubs).
Tiens, un fait intéressant, pour nos amis britons, Brest est une ville normande. Voilà qui va enchanter mes régionalistes lectrices...
Sur ce... En espérant que dans les jours/semaines/mois il se passe des choses intéressantes, atypiques, pittoresques, que ce blog puisse enfin remplir son rôle de plateforme de partage d'une expérience enrichissante... Quant à ce message qui ne contenait pas une once d'intérêt, il était uniquement dans le but de satisfaire la demande populaire ("popular demand") émanant d'une charmante personne au doux nom de christelle...
En fait, rien de ce que j'avais imaginé ne s'est produit. Ce qui n'est pas surprenant en soi. Mais un peu ennuyeux malgré tout, puisque rien ne s'est produit du tout. Ou presque.
Depuis ce dernier message, je me suis simplement refermée comme une huitre dans sa coquille. Une Camille dans sa chambre. Et pas tant par la force des choses que par mon propre choix. Ma mère me faisait remarquer, à raison, que rien de bon ne pouvait venir d'en arriver à une telle soif d'intégration, une telle négation de soi et vénération de l'autre, de ces autres, de cette communauté-là, et d'oubli de là où je viens...
Mais c'en est fini. Je me souviens désormais d'où je viens. Mes amis, ma famille. Mes séries TV. Mon fromage fondu (cheddar uurk). Mes mauvaises habitudes. J'ai renoué avec tout ça. En réalité je ne sors presque plus de ma chambre. Je dors jusqu'à midi, je regarde des FRIENDS à la chaîne, je me languis devant de vieilles photos, parle sur skype, lis les blogs, mets à jour la carte de la scube. La porte de la chambre s'est refermée, le door blocker ne sert plus que pour caler mon ordi sur la moquette.
Plus rien de ce besoin de fusion, d'assimilation. Un vague "hey" par jour et par personne. Et encore.
La page est donc tournée ... du moins provisoirement. Peut-être "les autres" le voient-ils ainsi, enfin "l'étrangère" se comporte comme telle. C'est pas plus mal pour tout le monde. Moi y compris...
Maintenant que j'y pense, le repli sur soi, sur son monde, c'était la phase 2 du parcours normal de l'étranger dans son pays d'accueil. Les choses rentrent dans l'ordre, après tout...
Je ne sais pas combien de temps je vais tenir, cela dit. Pas que je ne sois pas quelqu'un ayant une longue tradition d'auto-exclusion, seulement ici c'est tout ou rien. Je n'ai pas de terrain familier dans lequel me réfugier et re-remplir ma jauge d'affection. Donc ça fait carence.
La soirée d'anniversaire de Jackie était agréable, cela dit. Pas tellement le diner, dans cet italien ridiculeusement cher et sans intérêt, ou je n'ai guere ouvert la bouche que pour la mauvaise pizza rustica à £13,80. Le bar à cocktails, mieux ; et Dusk bien plus sympa que la dernière fois... Mais là encore, rien d'aquis. Le compteur est remis à zéro chaque nouveau jour. Et c'est faux que le temps ne peut qu'améliorer les choses. If anything, ce serait plutôt le contraire.
Il y a bien des petits évènements qui vont venir jalonner les périodes d'isolation : l'anniversaire non-officiel de Jackie demain où je lui donnerai mon dessin, Prison Break lundi qu'on a prévu de voir ensemble, les crèpes et galettes que je compte faire un de ces jours pour tout ce petit monde... Cela dit, si j'arrête de socialiser, je ne risque pas d'être là quand les décisions se prennent et les plans s'élaborent... Mais d'un autre côté c'est tellement plus simple de rester à regarder des Friends...Je pourrais cependant aller chercher ailleurs. J'ai vu qu'il y avait des nuits jazz open mic dans un club en ville. Et il y avait une petite annonce pour des cours de brésilien avec une certaine Nora. A tous les coups j'ai perdu le numéro de tel, mais c'est une idée.
Je ferais bien de dire quelques mots sur mes cours tout de même...
Ils sont au nombre de trois. Le plus flippant étant celui sur l'Europe et les USA, sur lesquels je ne connais que dalle. Vous savez, c'était ça la première lecture que j'ai loupée. Ca a l'air du haut niveau, peut-être même un cours de quatrième année. Il faut lire des bouquins entiers d'un cours sur l'autre (...mais qu'est ce que je fous devant friends???), et pour couronner le tout, la "lecture" du vendredi chevauche celle de science que je n'aime mieux pas louper (mais c'est ptet ce que je vais faire quand même la prochaine fois, réflexion faite).
Le cours de physio, justement, est assez intéressant, il ressemble à celui de l'an dernier, en plus speed et moins détaillé (mais de ce que je comprend on est sensés se renseigner sur les détails tous seuls).
Pour ce qui est de celui sur l'UE, ca va clairement moins loin que Boubou et Machtou, et les étudiants n'ont pas l'air très avancés sur la question non plus (Schuman? who?). Ca en fait au moins un qui ne demandera pas trop d'investissement (si ce n'est que faire des présentations orales en angliche du niveau pipo, gloubs).
Tiens, un fait intéressant, pour nos amis britons, Brest est une ville normande. Voilà qui va enchanter mes régionalistes lectrices...
Sur ce... En espérant que dans les jours/semaines/mois il se passe des choses intéressantes, atypiques, pittoresques, que ce blog puisse enfin remplir son rôle de plateforme de partage d'une expérience enrichissante... Quant à ce message qui ne contenait pas une once d'intérêt, il était uniquement dans le but de satisfaire la demande populaire ("popular demand") émanant d'une charmante personne au doux nom de christelle...

(sur les photos, mon kit de survie...)
dimanche 16 septembre 2007
samedi 15 septembre 2007
Days Seven and Eight, Sept 14-15th :: "One week already? One week only??"
Les deux derniers jours n'ont pas été tellement evenementiels...
Je pourrais commencer par raconter le détail du fiasco qui m'a fait louper ma première "lecture" du semestre, mais je vais m'abstenir, histoire de me maintenir le commencement d'une crédibilité.
Mon "down-time“ a persévéré la journée suivante. Solitude, larmes, sentiment d'impuissance. Heureusement, aujourd'hui je suis à peu près réconciliée avec moi-même.
Ce petit instrument de génie y est, je pense, pour beaucoup :

Le "Door Blocker"... just brilliant. Tout le monde (sauf le germain) en avait un, sauf moi. Or les portes de nos chambres se ferment toutes seules, si il n'y a rien pour les bloquer, ce que ce petit bout de plastoc sert à faire. Il donne le choix d'ouvrir la porte. "Je suis dans ma chambre, mais ma porte est ouverte, donc tu peux venir me parler, me voir, si tu veux ; je peux te saluer ou te sourire quand tu passes ; je peux écouter ta musique ; je peux aller et venir librement sans porter la charge symbolique de pousser la lourde porte...
Et quand ma porte est fermée, là seulement, c'est que je veux être seule."
This door had been too much of a problem so far.
J'ai pu passer un peu de temps avec les colocs. C'était pas tout rose niveau intégration, et ya eu quelques moments douloureux. Mais d'autres très sympa... La plupart du temps, en groupes, je ne dis presque rien, j'écoute ; je commence à vraiment bien comprendre l'écossais. Pas 100%, mais ptet 90 dans les bons moments? Après, parler, c'est autre chose. Mais c'est déja ça...
A part ça, en aidant Jen dans sa folle entreprise de grand nettoyage de la cuisine hier matin, j'ai eu l'occasion de m'excuser pour mon attitude à Dusk (le nom du nightclub). Mes mots devaient vaguement ressembler à "I just wanted to apologize for last night… i was kinda pathetic… i wasn’t feeling so well and all … i can be a fun person, i am a fun person normally, it’s just, having still trouble speaking and understanding, i am being this dull person and it makes me feel uncomfortable , i dunno what you thought but it’s not at all that i don’t like you, just that i don’t like being unable to be myself it’s frustrating, and i’m really sorry to burden you with that… but hopefully it is only temporary, but i just wanted to let you know and thank you for being nice to me"... Du moins, c'est ce que j'aurais aimé qu'ils soient. Elle a été adorable bien sûr ; elle a même dit "we all think you're cool", et même si je vois pas trop comment c'est possible qu' "ils" pensent ça à en juger par la semaine passée, je me suis contentée de répondre consensuellement "well i don't".
J'ai reçu un petit colis de ma petite Mougne aussi :D
Casseroles, couverts, assiettes, verres, torchons... Oups, j'avais du oublier de lui préciser que le désarroi du premier soir avait vite été surmonté, ayant acheté ma propre vaisselle, et que de toutes façons avec les colocs on a tout mis en commun...
Y'avait aussi mes partoches, une bougie parfumée (rho maman tu sais ya des détecteurs de fumée dans toutes les pièces ici!!), des "petits cailloux du chemin", des stylos, et des cartes postales qui devaient trainer dans ma piaule ormoysienne... Ca m'a donc inspirée dans la déco de ma porte de chambre :


Pas encore très abouti (mais peut être avec le colis suivant?). Le figuré sur le post-it au milieu, c'est un mix de drapeau français et écossais. La "chose" qui pend au milieu, c'est le "token" de mon 5e jour : la canette d'Irn Bru (!!!) d'Andy, Craig et moi... Ah I miss Andy... vivement qu'il revienne... demain.
Demain soir, on va à Ed'mburugh. Une petite aventure, comme il y en aura sans doute encore des dizaines d'autres...
- - -
Hé bien, voilà, c'était ma première semaine au jour le jour... Une semaine aux multiples visages, des hauts, des bas, mais globalement une réussite, et un espoir pour l'avenir de cette "troisième année".
Pour ce qui est de ce blog, je vais bien évidemment laisser tomber la formule un post par jour, ca prend trop la tête, à moi, à vous... Who cares ce à quoi chaque jour de ma vie ressemble... Do I even?
(La j'aurais envie de mettre une petite musique mais malheureusement mon client FTP ne marche pas encore...)
PS : Fait inintéressant pour vous, mais Craig est pas sorti de sa chambre aujourd'hui, et ne voulait voir personne. Donc, "wtf"??
Je pourrais commencer par raconter le détail du fiasco qui m'a fait louper ma première "lecture" du semestre, mais je vais m'abstenir, histoire de me maintenir le commencement d'une crédibilité.
Mon "down-time“ a persévéré la journée suivante. Solitude, larmes, sentiment d'impuissance. Heureusement, aujourd'hui je suis à peu près réconciliée avec moi-même.
Ce petit instrument de génie y est, je pense, pour beaucoup :

Le "Door Blocker"... just brilliant. Tout le monde (sauf le germain) en avait un, sauf moi. Or les portes de nos chambres se ferment toutes seules, si il n'y a rien pour les bloquer, ce que ce petit bout de plastoc sert à faire. Il donne le choix d'ouvrir la porte. "Je suis dans ma chambre, mais ma porte est ouverte, donc tu peux venir me parler, me voir, si tu veux ; je peux te saluer ou te sourire quand tu passes ; je peux écouter ta musique ; je peux aller et venir librement sans porter la charge symbolique de pousser la lourde porte...
Et quand ma porte est fermée, là seulement, c'est que je veux être seule."
This door had been too much of a problem so far.
J'ai pu passer un peu de temps avec les colocs. C'était pas tout rose niveau intégration, et ya eu quelques moments douloureux. Mais d'autres très sympa... La plupart du temps, en groupes, je ne dis presque rien, j'écoute ; je commence à vraiment bien comprendre l'écossais. Pas 100%, mais ptet 90 dans les bons moments? Après, parler, c'est autre chose. Mais c'est déja ça...
A part ça, en aidant Jen dans sa folle entreprise de grand nettoyage de la cuisine hier matin, j'ai eu l'occasion de m'excuser pour mon attitude à Dusk (le nom du nightclub). Mes mots devaient vaguement ressembler à "I just wanted to apologize for last night… i was kinda pathetic… i wasn’t feeling so well and all … i can be a fun person, i am a fun person normally, it’s just, having still trouble speaking and understanding, i am being this dull person and it makes me feel uncomfortable , i dunno what you thought but it’s not at all that i don’t like you, just that i don’t like being unable to be myself it’s frustrating, and i’m really sorry to burden you with that… but hopefully it is only temporary, but i just wanted to let you know and thank you for being nice to me"... Du moins, c'est ce que j'aurais aimé qu'ils soient. Elle a été adorable bien sûr ; elle a même dit "we all think you're cool", et même si je vois pas trop comment c'est possible qu' "ils" pensent ça à en juger par la semaine passée, je me suis contentée de répondre consensuellement "well i don't".
J'ai reçu un petit colis de ma petite Mougne aussi :D
Casseroles, couverts, assiettes, verres, torchons... Oups, j'avais du oublier de lui préciser que le désarroi du premier soir avait vite été surmonté, ayant acheté ma propre vaisselle, et que de toutes façons avec les colocs on a tout mis en commun...
Y'avait aussi mes partoches, une bougie parfumée (rho maman tu sais ya des détecteurs de fumée dans toutes les pièces ici!!), des "petits cailloux du chemin", des stylos, et des cartes postales qui devaient trainer dans ma piaule ormoysienne... Ca m'a donc inspirée dans la déco de ma porte de chambre :


Pas encore très abouti (mais peut être avec le colis suivant?). Le figuré sur le post-it au milieu, c'est un mix de drapeau français et écossais. La "chose" qui pend au milieu, c'est le "token" de mon 5e jour : la canette d'Irn Bru (!!!) d'Andy, Craig et moi... Ah I miss Andy... vivement qu'il revienne... demain.Demain soir, on va à Ed'mburugh. Une petite aventure, comme il y en aura sans doute encore des dizaines d'autres...
- - -
Hé bien, voilà, c'était ma première semaine au jour le jour... Une semaine aux multiples visages, des hauts, des bas, mais globalement une réussite, et un espoir pour l'avenir de cette "troisième année".
Pour ce qui est de ce blog, je vais bien évidemment laisser tomber la formule un post par jour, ca prend trop la tête, à moi, à vous... Who cares ce à quoi chaque jour de ma vie ressemble... Do I even?
(La j'aurais envie de mettre une petite musique mais malheureusement mon client FTP ne marche pas encore...)
PS : Fait inintéressant pour vous, mais Craig est pas sorti de sa chambre aujourd'hui, et ne voulait voir personne. Donc, "wtf"??
jeudi 13 septembre 2007
Day Six, Sept 13th :: Down on my own
Andrew has left us this morning. He's gone to see his girlfriend in Aberdeen and won't be back until sunday. This is a kind of challenge for me now ; his presence was very reassuring, and for some reason it feels even more like i'm on my own now. Last night's experience wasn't very rewarding this morning since Andrew left 10 minutes after i got up, and Craig awoke a couple hours after i left my flat. In short, another of these weird morning where everything is questioned again.
I spent most of the day at the library, in the internet, replying emails, chatting on msn, or publishing on this blog. I was feeling rather cheerful at first but then it wore off. Back at the residence, I ate some beans while the girls were curlying their hair. I realized that Jen was truly adorable, probably the nicest to me. We talked some more while i used her computer to check on tomorrow's timetable. Some new people visited. I was reading my book about American politics in the common room (i had figured that i'd better do stuff here than locked in my bedroom). But not only was i completely unable to concentrate because of the music playing somewhere, but it was even weirder to be here alone whereas the others were in eachother's rooms. In fact, my shitty personality doing its usual crap, quite radically, everything darkened in my mind again, so intensely that it became suddenly unbearable to stay in this kitchen. I ran for it, back in my bedroom. And I thought of my family, my friends, my beloved classmates, almost for the first time since my arrival, and tears came. I wrote something, about this, about this insanity, this distress of having to handle that on my own, this shame of being with such nice people who i'd've gotten along so well with, if only i spoke their language, if only i wasn't deprived of all that made me me, when i was left being no more than a shadow, following their steps, haunting their conversations in my muted presence. It is bad enough to be an outsider to this wonderful family, but such an unrewarding one, i thought...
And imagining that these who I admired so much and was so desperate to fit in with could think of me as a... a "boulet" -- how dyou translate that, anyway??? -- was simply suffocating. In the meantime, people were walking around and talking about, doing nothing, saying nothing really, just doing their stuff, together, and i was helpless here. It didn't help to think that this was only transitional either. It didn't keep me from suffering every single second of self-disgust. And it didn't help that i was starting to have this dysfunctional simile-love feeling for one of them. Really not.
Jen had told me that they were planning to go out tonight. What could I do? Stay here and kill myself? Go out and endure the shame? This was getting out of control...
I ended up dressing up, hardly putting any makeup on, and going out of the room. They were all here, almost everyone seemed pleased to see me. The girls were simply gorgeous, amazingly dressed up, beautiful hair and faces. And yet they complimented my skirt at once. I was lost for words.
The bus was leaving just about then, so we went out (Jen, Jackie, Craig, Marc, and Steven).
It was an awful night. I thank them for being able to have had fun despite my pathetic behaviour. On the verge of tears, too little alcohol, no knowledge of what was going on, purposely ignoring them sometimes -- let's just say I wasn't here. And yet i was there. Like something encumbering you have to deal with . Thank God, they managed. Jen checked if I was okay a couple times. Even Craig asked once. I wasn't even able to give them a proper answer, i just said shits. Jen gave me a hug, and it really did mean something to me, since it was the first one i was given ; hugging and that sort of stuff is something that they do quite often in here.

Anyway, at some point Chris, Rich and Neil joined, and it kind of cheered me up, for no reason. Like it was humiliating enough to had been making a fool of myself in front of the others already, not to lose credibility to these people's eyes too. After a while i went dancing with Rich, then Steven joined, it lasted quite a long time, and i wasn't thinking much anymore, with the deafening music and my body moving relentlessly on its own. At some point we went outside for a smoke, then left. The others had left already. We took a cab (isn't that an american word?) and went back to Alexander Court, at threeish. I found Jackie in tears, unwilling to tell why and going to bed. The others ended up doing the same. Only Rich and me stayed there talking, it was nice and relaxing, after all, a little surrealistic. He then went downstairs to smoke and i followed. When having to part, we kissed. I could clearly sense he wanted more but I went to bed alone. I couldn't sleep, I was dirty, preoccupied, confused. I ended up in a very confusing dream in which all these feelings melted in the most peculiar way, so that when the alarm clock woke me up the following day, i was unable to sort out what had happened and what was my dream.
I spent most of the day at the library, in the internet, replying emails, chatting on msn, or publishing on this blog. I was feeling rather cheerful at first but then it wore off. Back at the residence, I ate some beans while the girls were curlying their hair. I realized that Jen was truly adorable, probably the nicest to me. We talked some more while i used her computer to check on tomorrow's timetable. Some new people visited. I was reading my book about American politics in the common room (i had figured that i'd better do stuff here than locked in my bedroom). But not only was i completely unable to concentrate because of the music playing somewhere, but it was even weirder to be here alone whereas the others were in eachother's rooms. In fact, my shitty personality doing its usual crap, quite radically, everything darkened in my mind again, so intensely that it became suddenly unbearable to stay in this kitchen. I ran for it, back in my bedroom. And I thought of my family, my friends, my beloved classmates, almost for the first time since my arrival, and tears came. I wrote something, about this, about this insanity, this distress of having to handle that on my own, this shame of being with such nice people who i'd've gotten along so well with, if only i spoke their language, if only i wasn't deprived of all that made me me, when i was left being no more than a shadow, following their steps, haunting their conversations in my muted presence. It is bad enough to be an outsider to this wonderful family, but such an unrewarding one, i thought...
And imagining that these who I admired so much and was so desperate to fit in with could think of me as a... a "boulet" -- how dyou translate that, anyway??? -- was simply suffocating. In the meantime, people were walking around and talking about, doing nothing, saying nothing really, just doing their stuff, together, and i was helpless here. It didn't help to think that this was only transitional either. It didn't keep me from suffering every single second of self-disgust. And it didn't help that i was starting to have this dysfunctional simile-love feeling for one of them. Really not.
Jen had told me that they were planning to go out tonight. What could I do? Stay here and kill myself? Go out and endure the shame? This was getting out of control...
I ended up dressing up, hardly putting any makeup on, and going out of the room. They were all here, almost everyone seemed pleased to see me. The girls were simply gorgeous, amazingly dressed up, beautiful hair and faces. And yet they complimented my skirt at once. I was lost for words.
The bus was leaving just about then, so we went out (Jen, Jackie, Craig, Marc, and Steven).
It was an awful night. I thank them for being able to have had fun despite my pathetic behaviour. On the verge of tears, too little alcohol, no knowledge of what was going on, purposely ignoring them sometimes -- let's just say I wasn't here. And yet i was there. Like something encumbering you have to deal with . Thank God, they managed. Jen checked if I was okay a couple times. Even Craig asked once. I wasn't even able to give them a proper answer, i just said shits. Jen gave me a hug, and it really did mean something to me, since it was the first one i was given ; hugging and that sort of stuff is something that they do quite often in here.

Anyway, at some point Chris, Rich and Neil joined, and it kind of cheered me up, for no reason. Like it was humiliating enough to had been making a fool of myself in front of the others already, not to lose credibility to these people's eyes too. After a while i went dancing with Rich, then Steven joined, it lasted quite a long time, and i wasn't thinking much anymore, with the deafening music and my body moving relentlessly on its own. At some point we went outside for a smoke, then left. The others had left already. We took a cab (isn't that an american word?) and went back to Alexander Court, at threeish. I found Jackie in tears, unwilling to tell why and going to bed. The others ended up doing the same. Only Rich and me stayed there talking, it was nice and relaxing, after all, a little surrealistic. He then went downstairs to smoke and i followed. When having to part, we kissed. I could clearly sense he wanted more but I went to bed alone. I couldn't sleep, I was dirty, preoccupied, confused. I ended up in a very confusing dream in which all these feelings melted in the most peculiar way, so that when the alarm clock woke me up the following day, i was unable to sort out what had happened and what was my dream.
mercredi 12 septembre 2007
Days Four and Five, Sept 11-12th :: "The BEST small country in the WORLD"
At this point i really started to write my blog posts, and it was kinda disturbing too to be not only switching languages but also forcing back in my mind quite a lot of different experiences that had been my life these past few days ; i could barely believe that only 3 days ago i was in my Ormoy house with absolutely no idea of what i'd be up against here... It seemed that such a long time had passed, and i had trouble remembering the details of what had happened. But with great effort i finally managed to write about the two firsts days quite accurately. Time consumingly though.
I went to the medical center to sign up with a doctor, which went well. One of the questions in the form was about how many alcohol units we had per week -- one unit being a half-pint of beer. I'm not a drinking person. I drank quite a bit during the Ormoy jazz workshop, but these were special circumstances. At school, these past 2 years, the ratio would have been 1, maybe 2 half-pints per week, beerwise, i dunno ; but considering how the nights had been going so far, i figured i'd be putting 10, and that'd probably turn out to be an understatement. 1 beer yesterday, 3 beers the day before, one to go and that'd exceed the quota for the whole week... Maybe with the courses starting our consumption would drop a little bit ... Or maybe that's just the scottish way of life.
After that, i made it to the library where i met Margaux again, and then spent ages publishing my messages on this blog and chatting with people on msn, therefore getting back these confusing french habits. When i got back to the flat I played some PS2 with the guys, but then i had to leave to attend to the international students get together in the macroberts center.
Apart from my missing the starting time of the meeting, it was a fun experience. "fun"... actually i dunno how to qualify that really. There were very different people in here. Some of them seemed lost and unfitting, others gathered ; but it felt like the internationals tended to have stayed among their kind so far...
After these boring speeches, we were given a challenge to do, one sheet of paper with a bunch of phrases on it, like "has visited your homeland" or "studies accountancy" or "was born 1 year before you", and we had to find the name and nationality of someone who fulfilled that criteria, among the other foreign students. There were prices to win, if we completed that in 10 minutes ; but thinking that asking people around as quickly as possible for some stupid and random detail was helping us meet eachother was definitely missing the point. The wine was good though. I dropped the paper and spoke to a bunch of people, one chinese girl 28 y.o, one american girl who actually wanted to win the game, a couple boys, a finn girl who was doing all the talking, and finally a german one, with a close-to-perfect french accent, a beautiful blonde, and so nice. I finished the night with Margaux, and i was feeling much better than the first time ; we discussed politics and harry potter, and found out we had a lot in common.
When i got back, i saw the 7th roommate very briefly, he was with a friend of his so i actually don't know which one of the two he was -- according to Andrew he's german. The others weren't there.
I went back to my room to watch a couple FRIENDS, before they arrived. The night ended in the kitchen chairs, them talking and me listening mainly -- after all this french and german my english was back to starting point. I drank a couple Baileys glasses (here, the claimed weekly dose of alcohol was indeed a wishful thinking). I was a bit drunk when the night ended. Nice feeling.
- - -
To this cosmopolitan day followed a very scottish one. I spent the whole next day with my newly-found friends. Although I'd better just call them "roommates" for now. I'm not sure.
Craig and Jackie wanted to buy bikes, and I figured I'd do good with one too ; I was seriously considering that ever since the nurse had mentioned it the previous day. Unfortunately, they were a bit too expensive (although second handed bikes donated for a cause). Then we went to town, Jackie, Andy, Craig and I. Jackie had business with friends so it was just me and the boys. They had some shopping to do ; Craig bought this really handsome ensemble that you'll probably see in some pics i'll post later on ; then we met Rich on our way to the supermarket, he joined. Andy works at Sainsbury's, I had to buy some beauty products, and the three of us needed Haggis for our special scottish dinner this evening. We went back to the uni by foot, the four of us. I had a long very nice talk with Craig during most of the way home, which didn't help me hold back something potentially problematic that i was sensing to grow in me. Still, it was a very nice afternoon we had there.

When dinner came, I joined the roommies (except Jackie who wasn't there) : the boys had, most unusually, cooked the Haggis and fried the... can't remember the word that surprised me : "poivrons", red, green, yellow. To this quite jamaican outline we added Reggae-Reggae sauce (yeah...), and rolled the "bread" (old el paso) around it. That was delicious. That was the first dinner we were all having together.


Andrew's parents visited for a while, and i was given to hear the worst scottish accent ever. Then Karen drove us to the apartment that Neil, Chris, Greg (the "?????" guy from the first post) and two other boys i'm yet again unable to name (but it's not like the reader of this would care anyway) share in town ; we were expected there to watch the game.
Only girl, only French among 5 males Scots, 1 Northern-Irish and 1 English, and two dozens of beers, that was quite surrealistic. Quite as surrealistic was the final score -- France lost.
The guys were jubilating, screaming, jumping about. No-one from France called me on my phone, so instead I got drunk, and ended up baptized by Andrew who made me scottish. I liked that, now I could go out and celebrate with them, which i did. That was such a liberating feeling to be drunk and therefore so joyous, willing to speak to everyone ; it seemed that my english / scottish abilities had suddenly improved. The night was awesome, I danced my head out ; then we had to leave, the journey home with the boys was so funny, it just felt right. I was part of it and it was perfect. We played with an old tin can, which Andrew advised me to keep as a token of my new scottishness. We got home and after some chatting with the girls we went to bed.
Today I had missed the bus tour of Stirling for foreigners students, but I didn't really care.
photos : Craig climbing a lampadaire / Andrew and Chris
Amazing to think that it was only the very following day that all this beautiful confidence vanished completely.
I went to the medical center to sign up with a doctor, which went well. One of the questions in the form was about how many alcohol units we had per week -- one unit being a half-pint of beer. I'm not a drinking person. I drank quite a bit during the Ormoy jazz workshop, but these were special circumstances. At school, these past 2 years, the ratio would have been 1, maybe 2 half-pints per week, beerwise, i dunno ; but considering how the nights had been going so far, i figured i'd be putting 10, and that'd probably turn out to be an understatement. 1 beer yesterday, 3 beers the day before, one to go and that'd exceed the quota for the whole week... Maybe with the courses starting our consumption would drop a little bit ... Or maybe that's just the scottish way of life.
After that, i made it to the library where i met Margaux again, and then spent ages publishing my messages on this blog and chatting with people on msn, therefore getting back these confusing french habits. When i got back to the flat I played some PS2 with the guys, but then i had to leave to attend to the international students get together in the macroberts center.
Apart from my missing the starting time of the meeting, it was a fun experience. "fun"... actually i dunno how to qualify that really. There were very different people in here. Some of them seemed lost and unfitting, others gathered ; but it felt like the internationals tended to have stayed among their kind so far...
After these boring speeches, we were given a challenge to do, one sheet of paper with a bunch of phrases on it, like "has visited your homeland" or "studies accountancy" or "was born 1 year before you", and we had to find the name and nationality of someone who fulfilled that criteria, among the other foreign students. There were prices to win, if we completed that in 10 minutes ; but thinking that asking people around as quickly as possible for some stupid and random detail was helping us meet eachother was definitely missing the point. The wine was good though. I dropped the paper and spoke to a bunch of people, one chinese girl 28 y.o, one american girl who actually wanted to win the game, a couple boys, a finn girl who was doing all the talking, and finally a german one, with a close-to-perfect french accent, a beautiful blonde, and so nice. I finished the night with Margaux, and i was feeling much better than the first time ; we discussed politics and harry potter, and found out we had a lot in common.
When i got back, i saw the 7th roommate very briefly, he was with a friend of his so i actually don't know which one of the two he was -- according to Andrew he's german. The others weren't there.
I went back to my room to watch a couple FRIENDS, before they arrived. The night ended in the kitchen chairs, them talking and me listening mainly -- after all this french and german my english was back to starting point. I drank a couple Baileys glasses (here, the claimed weekly dose of alcohol was indeed a wishful thinking). I was a bit drunk when the night ended. Nice feeling.
- - -
To this cosmopolitan day followed a very scottish one. I spent the whole next day with my newly-found friends. Although I'd better just call them "roommates" for now. I'm not sure.Craig and Jackie wanted to buy bikes, and I figured I'd do good with one too ; I was seriously considering that ever since the nurse had mentioned it the previous day. Unfortunately, they were a bit too expensive (although second handed bikes donated for a cause). Then we went to town, Jackie, Andy, Craig and I. Jackie had business with friends so it was just me and the boys. They had some shopping to do ; Craig bought this really handsome ensemble that you'll probably see in some pics i'll post later on ; then we met Rich on our way to the supermarket, he joined. Andy works at Sainsbury's, I had to buy some beauty products, and the three of us needed Haggis for our special scottish dinner this evening. We went back to the uni by foot, the four of us. I had a long very nice talk with Craig during most of the way home, which didn't help me hold back something potentially problematic that i was sensing to grow in me. Still, it was a very nice afternoon we had there.

When dinner came, I joined the roommies (except Jackie who wasn't there) : the boys had, most unusually, cooked the Haggis and fried the... can't remember the word that surprised me : "poivrons", red, green, yellow. To this quite jamaican outline we added Reggae-Reggae sauce (yeah...), and rolled the "bread" (old el paso) around it. That was delicious. That was the first dinner we were all having together.


Andrew's parents visited for a while, and i was given to hear the worst scottish accent ever. Then Karen drove us to the apartment that Neil, Chris, Greg (the "?????" guy from the first post) and two other boys i'm yet again unable to name (but it's not like the reader of this would care anyway) share in town ; we were expected there to watch the game.Only girl, only French among 5 males Scots, 1 Northern-Irish and 1 English, and two dozens of beers, that was quite surrealistic. Quite as surrealistic was the final score -- France lost.
The guys were jubilating, screaming, jumping about. No-one from France called me on my phone, so instead I got drunk, and ended up baptized by Andrew who made me scottish. I liked that, now I could go out and celebrate with them, which i did. That was such a liberating feeling to be drunk and therefore so joyous, willing to speak to everyone ; it seemed that my english / scottish abilities had suddenly improved. The night was awesome, I danced my head out ; then we had to leave, the journey home with the boys was so funny, it just felt right. I was part of it and it was perfect. We played with an old tin can, which Andrew advised me to keep as a token of my new scottishness. We got home and after some chatting with the girls we went to bed. Today I had missed the bus tour of Stirling for foreigners students, but I didn't really care.
photos : Craig climbing a lampadaire / Andrew and Chris
Amazing to think that it was only the very following day that all this beautiful confidence vanished completely.
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