vendredi 19 octobre 2007

The Shortest (shittiest?) Day Ever.

Sale journée de merde où je me réveille à 17h et il fait déjà presque nuit.
Sale journée de merde où même si le réveil avait sonné je n'aurais pas pris la peine de me lever.
Sale journée de merde où je n'ai rien envie de faire que de me recoucher.
Sale journée de merde ou j'ai encore manqué des cours.
Sale journée de merde où j'ai un million de boulot en retard mais je me sens paralysée.
Sale temps de merde, aussi.

La seule chose qui n'est pas "sale" et "de merde" dans cette journée c'est qu'elle va être suivie par 3 potentiellement bonnes journées : une journée de balades avec Béa puis une journée d'escapade à Edinburgh puis une journée de retour en France parmi les miens...

Mais CETTE journée LA, je la déteste.

Le Mid-semester break est le bienvenu, parce que là, je sature. Je sais pas de quoi, seulement le cycle habituel qui suit son cours et qui fait qu'à une période d'équilibre sanitaire en succèdent d'autres moins équilibrées mais toujours teintées d'un semblant de rhythme, jusqu'à ce que finalement, non seulement je finisse par devenir incapable de me lever le matin, mais que le reste de journée se réduise à une suite d'idées noires. Ma seule consolation est que je suis très familière du phénomène, je connais ce cycle, je sais qu'il est inévitable et que tout aussi inévitablement il finira par se réinitialiser, et je recommencerai avec les chances de mon côté ; ce n'est qu'une question de temps. Vraisemblablement, l'évènement purificateur en sera ce break d'une semaine, changement de décor, prétexte à un nouveau départ, et après il n'y aura plus qu'à tenir jusqu'aux exams de décembre ; et qui dit exams, dit pas vraiment d'autre choix que de prendre sur soi. Mais n'anticipons pas. Chaque chose en son temps. La priorité pour l'instant est de faire en sorte que la journée ne soit pas une totale non-existence. Quelques heures de boulot, et un film avec Margaux le soir, me semblent une bonne idée. Puis, couchée tôt (dans la mesure du possible pour quelqu'un qui s'est levé à 17h), car demain, journée avec la Béa, et début du processus de Reset.

Bon, il faut rebondir, comme dirait mamounette sur son blog, boïng, boïng, clap zouing boum tralala.


mercredi 17 octobre 2007

Alerte ROUGE!!!


Ca fait déjà un petit moment que j'y pensais.
Je n'étais pas fixée, vraiment. Et, il faut le dire, j'oscillais entre des pôles radicalement opposés.
Il y avait bien sûr la solution de facilié, le sempiternel violine foncée dont l'effet est garanti... Mais la partie aventureuse chez moi voulait pousser le bouchon, prendre des risques, donner carrément dans le vert, dans le blond, dans le rose, dans le blanc bien évidemment ; ou même dans la combinaison de plusieurs de ces tons, d'une façon ou d'une autre. Mais d'après Christelle, tout ce qui était bleu ou vert incongru, ça faisait Allemand prépubère en manque d'attention. Ce en quoi elle n'avait pas tort. Il fallait que je trouve autre chose... A coup de sondages, la couleur qui revenait le plus souvent était le rouge. Orange-rouge flashy selon Chris, plus dark auburn selon Karen. Et le souvenir de Roy, qui disait que les cheveux rouges, c'était ce qu'il préférait. A tout prendre, rouge, pourquoi pas. C'est ni trop trash, ni trop dull. Allons-y. Mais qu'est ce que c'est moche une couleur claire qui soit unie! Tout rouge, très peu pour moi. Il fallait être plus créatif. Rouge, avec des petites mèches roses, pourquoi pas? Ou violettes? Ou les deux? Dans ce cas je pouvais pas me le faire moi-même, trop dur. Coiffeuse? Sandrine?... 86€!!!!... Pas question. Aie. Il allait falloir faire un compromis...



Le compromis, si tout se passait bien, ce serait 15 euros, et un rouge sympa nuancé. Je pris donc le bus pour Stirling, direction le mall : Boots, "magasin de trucs de fille", pouf, deux boites de la gamme Schwartzkopf LIVE Color XXL, une rouge, une blonde. Le plan c'était de mettre le blond de façon un peu héparse sur mes cheveux, puis d'y aller avec le rouge, en pariant sur le fait que rouge sur blond ne donne pas la même couleur que rouge sur brun (ce que mes cheveux étaient devenus, de leur beau violine initial de ya 2 mois).

Recette des cheveux chelou :

ETAPE 1 : Parsèmage.
Couleur utilisée : blond.
Prendre bien son temps pour répartir le blond inégalement. Commencer par des assez gros paquets à des endroits éloignés, et, petit à petit, mettre des petites touches entre les deux. Le truc c'est de ne pas y aller trop vite, pour jouer sur le différenciel de temps de pose. Se marrer parce que voir ses cheveux devenir blonds c'est drole. Faire la gueule aussi parce que le produit décapant sur le crane hurts like fuck. Ne pas attendre 45 minutes bien sûr, c'est au feeling : rincer.






ETAPE 2 : Recouvrage.
Couleur utilisée : rouge.
Ne pas s'extasier sur le parsèmage blond bizarre qu'on vient d'obtenir, c'est pas fini! Bien sécher les cheveux, otherwise it's gonna hurt even more. Répartir le rouge, en utilisant aussi le différentiel de temps de pose, et tenter au maximum d'exacerber les contrastes entre les parties claires et foncées, mais finir par recouvrir tout. Laisser poser... à peine moins que prescrit. Rincer.






ETAPES EVENTUELLES : Retouches
Couleurs utilisées : Les deux, en fonction des restes.
Possibilité d'un plus grand contraste si l'envie vous prend. Finir de toute façon par un gros rinçage et l'application du soin ("conditioner"). Sécher, coiffer, mettre un peu de gel...






Et voilaaaa... Je suis toute mignonne...
On voit pas trop le contraste sur ces photos, mais il existe bel et bien hein!!! J'ai un superbe ton sur ton pour 15€, si c'est pas merveilleux ça!



Et avec un peu de maquillage à-propos (fond de teint, mascara, crayon, fard à paupière vert), une tenue sympa (nouvelle robinette verte), et un air de pétasse, let's just say, I RULE.


mardi 16 octobre 2007

Bapteme de l'eau!

On est au pays de la pluie, ici, n'est-ce pas? Et pourtant, que nenni, jusqu'ici, la seule chose dont on se fait innonder, c'est du soleil. Même Jen le dit, on a de la chance...

Ce midi, avant de partir, un temps superbe, vu de la fenêtre ... profitons-en : mettons nous en t-shirt léger! C'est peut-être une des dernières fois que ça arrive. Une fois dehors, on se dit, bon, il ne fait pas excessivement chaud, mais ça va aller. Et puis on lève le nez et on aperçoit la grosse masse de nuages gris foncé. On se dit d'abord que, whoo, c'est bien la marque de fabrique de ce pays, le contraste. On oublie momentanément de quoi d'autre c'est la marque de fabrique. Et puis, vent. Une grosse rafale qui souffle soudain. Avec un Pat Metheny épique dans les oreilles, on prend son pied là encore. Jusqu'à la première goutte, suivie de près par une deuxième, qu'on sent très distinctement puisqu'elle tombe à l'horizontale, balayée par le vent. C'est Margaux qui m'a dit que dans l'île de Skye, la pluie tombe à l'horizontale? Trop occupée à réfléchir à la question, on ne s'en rend pas vraiment compte, mais ça finit par être trop énorme pour qu'on ne se rende pas à l'évidence : on est entrain de se prendre la rincée du mois, ça y est les grosses gouttes denses martèlent sans pitié notre frèle T-shirt, et on a encore 15 minutes à marcher avant d'atteindre le Pathfoot building où on a notre cours de Brésilien... On se raccroche au Pat Metheny... On essaye de ne pas trop penser au mascara qu'on vient de mettre, ni au gel dans nos cheveux... On force le sourire sur son visage en pensant à des phrases en brésilien qui pourraient répondre aux interrogations qu'on ne va pas manquer de lire dans le regard de Nara :

Não zomba de mim, está chovendo assim em Stirling!
Sim, eu sou muito — húmida
(?) , porque eu — er, ando? — 20 minutas na chova, e eu não tenho meu — raincoat, er... Well. Chova me gosto, mas... Haha, você nada na — swimming pool ... agua? aguaçude? nope, er, whatever — mas eu sou ... sou ... f**king wetter than you, yeah, that's right, I'm waaaay past "húmida" as a matter of fact, arrrgh, and it's damn freezing, that wind is killing me, why today, why just when I have to go all the way to f**king Pathfoot, whyyy???

No, no, I like rain... I love rain... I do...
I just don't like the way I'm gonna look when I get there...
But let's not think of this...
Let's just listen to Pat...
Let's just listen... "let's", how is that again? "Deixa", sim...

And anyway...

Vou voltar... Sei que ainda vou voltar...
Paciência agora...


lundi 15 octobre 2007

Lifestyle Frasques.

Introduction.

Vous voulez du trash? Du trou-de-la-serrure? Ce post est pour vous. La face cachée de la Scottish Elli. Le côté compulsivo-àcôtédlaplaque. Camille Boulet. Parce que c'est drôle aussi.

En deux parties deux sous-parties.
Tout déséquilibré, pour faire hommeur à la Maison.



I. FOOD EXTRAVAGANZA

Je ne sais pas qui a dit que la cuisine au Royaume-Uni était mauvaise (...la uestion est plutôt, qui ne l'a pas dit?). Pour l'instant, j'ai goûté le Haggis (façon Burrito) ET le porridge (façon débauche de sucre), c'était très bon. Sinon, c'est pizza, boites de conserve, pâtes.

Cela dit, on peut être créatif avec des pâtes, comme en témoignent les pâtes Bart Simpson (j'avais bien dit que je ferai un prochain message dessus...mais je ne les ai pas entamées, il va donc falloir attendre davantage).


1. Réussir son Ratage.



- Parmi les mets les plus prisés, nous avons le Cheddar Fondu, dont la côte est légèrement à la baisse ces derniers temps, mais pas tant que ça. "Fondu" est un terme trompeur, puisque l'optimum est atteint lorsque le fromage prend une consistance solide, et non au stade pâte liquide qu'on obtient après une minute seulement de micro-onde. Par contre, attention au contenant : contre toute prédiction, la combinaison "petite assiette bas de gamme" + "cheddar" irrite le micro-onde dont la vengeance risque d'être fatale (on voit pas bien mais, sisi, l'assiette est belle et bien fendue, avec un bout qui a carrément giclé!!)





- Autre delicacy, le Chocolat Cramé. Là encore, une combinaison qui ne fait pas bon ménage : une plaquette de chocolat à laquelle on ajoute une dose de flemme ... cette dernière fait glisser le doigt qui contrôle le bouton du micro-onde un peu trop loin du mode "defroze" ... et voilà le chocolat dans tous ses états physiques (c'est quoi au juste, du solide? du liquide? du gazeux??...)







- Pour finir dans les mariages infortuits, ménage à trois plutôt que simple couple : sens de l'esthétique, nostalgie, et crême chantilly. Ou, tentative désespérée de recréer une façade de coupe Starbucks avec pour unique ingrédient un pot de crême chantilly. On finit avec le Mug Chantilly, c'est à dire beaucoup TROP de chantilly, et qui plus est celle-ci s'affesse à la vitesse de l'éclair, donc on en rajoute pour compenser...à l'infini.
Parfois, sans même s'en rendre compte, on s'approche un peu plus près de l'ersatz Starbucks, en s'essayant au Nuage de Chantilly, alors que tout ce qu'on voulait c'était palier le manque de lait pour son thé (le lait est un bien rare dans cette coloc).



2. Rater sa Réussite..

- Il n'y a pas que des échecs dans le monde para-cullinaire. Il y a aussi des expériences qui réussissent très bien... TROP bien, en fait. Le Peanut Butter devient le point focal d'une passade boulimique (pourquoi pas la salade verte hein???), et pile quand on arrive à faire une croix dessus, la Poste nous amène cette chose divine dont la nutella n'est qu'une pale copie, la Chocolade Crunchy. Miséricorde.

- Les Digestives (et non Delicates, nan mais qui aurait bien pu penser une chose pareille???), une marque de biscuit pour thé, m'ont été présentés par Margaux, innocemment. Le coup de foudre a été immédiat et sans appel. Damnation.

- J'avais laissé de côté le café, en Ecosse, lui préférant le thé que je consomme en très grande quantité. Sauf un jour où j'avais besoin de me sentir éveillée, et ai testé la tasse de Black Coffee, sans trop d'espoir... Woaaaah. 10 heures plus tard, l'euphorie n'était encore pas retombée. Trop de tonus tuant le tonus, ce n'est pas ça qui m'a aidée à avancer mon essay...



II. RELIGIOUSLY LAST MINUTE

1. Travailler c'est la santé.

- Justement (= transition youhouuu), il a suffit d'un essay pour que les mauvaises habitudes reviennent. Les nuits grises et blanches. Les plages horaires occupées à rien d'autre que la fixation de mon regard lourd de cernes sur le document Word immaculé. Les cours séchés au nom d'un boulot inexistant. La fatigue chronique. Le stress. La haine de soi. Tout ça au nom de la Régulation hormonale de la Calcémie. Pour ceux que ça intéresse, je tiens une copie de mon Oeuvre à leur disposition. Haha.


2. Sans thé assez travaillé.

- Et Sciences-Po que j'ignore religieusement depuis 1 mois et demi et qui revient frapper à la porte de derrière. Instrument de ce complot anti-ahbonfallaitcomplétercedocumentyatroismois : mademoiselle M. Letang. Sisi, toujours la même. Vous devriez avoir honte, à cause de vous je vais me priver d'un renvoi de Pipo.

- Et, sisi, je suis très consciente que le sous-titre n'a fichtrement rien à voir avec quoi que ce soit, mais non seulement ce jeu de mot est infiniment drôle et qu'est ce qu'un exposé si ce n'est un prétexte pour afficher l'étendue de son talent, mais en plus, raconter l'inadéquation entre le titre et la partie me permet admirablement d'agayer de lignes supplémentaires ce paragraphe autrement ridiculement court.


Conclusion.

La question demeure : Y a-t-il y a quelque chose que je réussis bien?
La réponse prend forme : Raconter tout ca sur mon blog?...


PS : Il faut que je fasse du SPORT, for fuck's sake!!!


dimanche 14 octobre 2007

Visite de Stirling, la Cité aux Mille et Une ... Coiffeuses.

Il est vrai que jusque là je ne suis pas excessivement sortie hors des limites de mon beautiful campus (j'irai pas jusqu'à dire "les quatres murs de ma chambrette", quant à "la fenêtre de mon petit blog" ce serait carrément du vice...) (et même pô vrai!) (ou presque...)

L'autre jour (samedi 6/10 si je ne m'abuse) c'était au tour de Béa de venir, et on a marché de façon totalement aléatoire dans la jolie ville de Stirling. C'était drôle, j'ai enfin pu relier les points qui m'étaient restés des vacances dernières et des quelques escapades avec les colocs (boîtes de nuit essentiellement!).


(cette superbe photo est la seule à ne pas être de moi)

A ma grande surprise, le Stirling Castle est en plein dans la ville, ce qui, loin de relier quoi que ce soit, creuse davantage le fossé entre ce que je connais des Stirlings by foot et by car (oui ce sont deux choses très très différentes). Je n'ai pas vraiment su faire de rapprochement non plus entre les Stirlings vu de haut et en plein dedans. Mais la vue était très zolie.



Cependant, ce qu'on retient le plus de la visite de cette ville, ce n'est pas son chateau, ni ses vieux ponts sur la rivière, non, c'est la quantité impressionnante de coupe-tifs. C'en est perturbant, et on se demande comment cela se fait-il que les locaux aient encore des cheveux. Voici ci-dessous une petite compilation (qui donne mal au crane)(rasé) de quelques façades des coiffeurs que l'on a remarqués avec Béa. Etant retournée dans la ville plus tard sans mon appareil photo, je peux même vous assurer que le nombre véritable est au moins de 20. Chaque ville sa spécialité, et après tout, Etampes ce sont les opticiens...



Beuh, c'est laid. Désolée...

Après ce petit (grand) tour on a pris le bus pour l'Uni, je voulais offrir à Béa l'immense privilège de partager la beauté de ce dont je profite chaque jour ... Bon, je ferais mieux de m'arrêter tout de suite plutôt que de continuer à m'enfoncer dans le mensonge. Car c'en est un. Rappelez-vous, c'était il y a une semaine et je n'avais pas encore déliré sur la beauté de l'automne. Or, ok, c'est quand même exact que j'avais toujours une fierté objective à fréquenter une fac située dans cette belle nature ; mais à dire vrai, NON, je n'y étais plus du tout sensible ces derniers temps. Peut-être parce que ce paysage se trouvait être le sempiternel arrière-plan visuel de ces 15 minutes haïes pendant lesquelles je me dis que je vais ENCORE arriver à la bourre, et où la seule chose dont je rêve c'est d'atteindre enfin le point B et d'en finir avec cette interminable marche transitionnelle. Et pourtant, cette fois-ci, il y avait Béa à mes côtés, et le "wouaaah" qu'elle a poussé en tombant face au petit pont sur le lac, noyé dans les collines, pelouses, arbres de toutes les couleurs, ce wouaaah m'a enfin fait retrouver mes esprits, "ramenée à mes sens" pour traduire un idiome local. Oui c'était beau. Et oui c'était chez moi. Ah! quel pied. Nous avons fait le tour du loch du campus dans le soleil déclinant, chose que je n'avais jamais faite auparavant. Elle est venue voir à quoi ressemblait ma chambrette, quelques minutes seulement car il fallait qu'elle prenne son train de retour.

C'était chouette d'avoir ma Béa avec moi... vraiment chouette.

- - -

Tant qu'on y est, mon uni a une page wikipédia!! Trop la classeuuuh! (comment ça, "c'est la moindre des choses"???)
Comme personne ne va se donner la peine de la chercher, je vais à l'essentiel : je me suis bien faite avoir, il n'y a pas un gramme de musique. C'est sport, sport, sport. Tous, même les plus cons (pardon, on dit "originaux").

Oh, j'allais presque oublier l'Equation de la Semaine :


= , ha ha ha!


(Pour ceux qui sont largués, *cliquez ici*) (pour ceux qui ne comprennent toujours pas, c'était une blague de Mougne et sisi, elle était très drôle) (pour les autres, vous aurez le plaisir d'apprendre que Béa connaissait!!!!

vendredi 12 octobre 2007

Jaune, Orange, Vert, Gris.



Alexander Court se pare de couleurs d’automne.

Des taches oranges et jaunes se mèlent aux tapis verts et gris, et la lumière a changé. Aux rayons insolents de l'été succèdent de plus timides. Et même si tout à coup, le soleil sait concentrer tous ses efforts pour recréer l'illusion, celle-ci est de courte durée, avant que le voile ne retombe.




Le silence se fait aussi. Ou peut-être que la différence, c'est que désormais, on l'entend. De temps à autres, il laisse la place à la voix mélancolique de Thom Yorke, qui sait trop bien se fondre dans le décor. On dirait parfois qu'elle provient du ciel blanc. Vibre dans le paysage, fait tomber les feuilles et soufflotter le vent.

Le matin, c'est une autre histoire, et on se croirait dans les champs de neige. Le givre s'accroche aux brins d'herbe rase, et la brume remontée depuis le lac pare les colines de golf d'une auréole évanescente.

Le soir, la nuit tombe lourdement et sans appel, de plus en plus tôt. Mais il ne fait pas encore trop froid.

Malgré tout, il y a quelque chose d'attrayant à regarder dehors, ou à s'y retrouver. C'est même encore plus tentant que d'habitude. Pour rien au monde on ne voudrait manquer le petit instant parfait ou le rayon de soleil vient lécher les feuilles jaunes qui pointillent les tapis d'herbe. Ca sent la fin. C'est précieux...

Alors on met ses plus beaux vêtements et on va jouer à se foutre la tronche par terre, et se rouler dans la boue fraiche. Et on appelle ça "baseball" parce que ça fait classe...

Ce n'est pas seulement le dehors qui change avec la saison. Effet de miroir : en l'espace de quelques jours, le dedans a changé aussi. Dedans ma chambrette, dedans moi. Apaisement. Dissolution des tensions. Une sorte d'équilibre paisible qui s'est mis en place... Il ressemble un peu au "ca va aller" qui en fait va et vient depuis un mois. Mais ce n'est pas exactement ça... c'est plutôt un "ça va", qui constate et qui dit.

Et c'est vrai d'ailleurs, ça va. La "mood homeostasis" semble enfin avoir trouvé son système régulant. Et cet équilibre à même su survivre à la double tempête de mercredi - jeudi soir. Equilibre : je me suis faite ma petite place, un petit acquis qui fait que plus rien ne me fait douter du fait que j'existe. A partir de cela, ça y est, je peux construire.

Maintenant, il faut que je me pose la question de ce que j'ai envie de construire...

Avant de construire, il faut aussi reconstruire. A commencer par ma voix. J'avais pas réalisé à quel point elle avait souffert, dans l'histoire. Je ne sais pas si c'est le changement d'air, ou bien sa sous-utilisation, mais ma voix était en piteux état ; chanter il ne fallait même pas y penser, un petit râle aigü dans un souffle court, c'était le maximum que je pouvais produire. Il fallait donc prendre le taureau par les cornes et accepter de tout reprendre depuis le début. D'accepter le petit râle, afin de pouvoir l'apprivoiser finalement. Y mettre le temps d'abord. Accepter l'échec. Et accepter que, peut-être, je ne sois pas la seule à profiter de ce concert grinçant. Mais assumer. Et ça a payé... à une heure de torture et de découragement a succédé une heure de reprise de confiance et d'espoir. Et maintenant, je sais au moins qu'elle est encore là quelque part, prête à revenir bientôt. Ma petite voix chantée que j'aime.




Ce qui me manque le plus, là tout de suite, c'est ... un massage aux huiles essentielles.

jeudi 11 octobre 2007

Encore!!!!

Une nouvelle pièce qui vient compléter ma superbe collection ... que je croyais déjà complète!
Et c'est reparti pour l'épluchage...




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Cette fois, des petits mangers parmi lesquels il serait criminel de ne pas mentionner le pot de chocolade crunchy, sorte de nutella mais en des millions de fois meilleure, et avec des bouts croquants dedans. Oui, je sais, vous aussi vous vous interrogez sur les pâtes Bart Simpson mais pas de panique j'en parlerai dans un futur message.

Et toutes ces photos... Toutes ces photos de tous ces gens. Ouahou! Il y a vraiment tous ces gens dans ma vie? Comment peux-je oublier? J'oublie tellement ces derniers temps...
Je me demande où je vais les mettre, par contre. Il ne reste plus vraiment de place sur les murs cette chambrette... mais je vais trouver hein. Je vais trouver...

(Oh et, je peux pas m'empêcher d'en parler : si vous regardez la petite photo posée tout en haut à droite, sur la gauche c'est moi, et sur la droite... PAT METHENY!!!!!!!)

lundi 8 octobre 2007

Euh...

Ptet que les femmes de ménage avaient pas tort, finalement...





(...et j'ai lavé les trois-quart de tout ça, pffiou!!!)

A tiny bit of British Politics

Etant donné que je n'ai même pas eu la décence de prendre un seul cours qui traite de choses locales (espérons qu'au semestre prochain, mon cours de politique comparée touchera mot du micro-système écossais), cela ne va pas aller bien loin, juste des perceptions que j'ai eu jusque là.

Commençons par un peu de géopolitique.

Officiellement, le Royaume-Uni est constité de quatre régions : l'Angleterre (England), l'Ecosse (Scotland) et le Pays de Galles (Wales) formant la Grande-Bretagne, et auxquelles vient d'ajouter l'Irlande du Nord (Northern Ireland) pour former le Royaume-Uni. Oui parce que le vrai de vrai nom, c'est "Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord" ('sont pas chiants, déjà).



Le drapeau du Royaume-Uni est l'Union Flag, aussi appelé Union Jack, et est constité d'une superposition des symboles irlandais, écossais, anglais.



Le Royaume-Uni est une monarchie constitutionnelle, il y a toujours un Roi (ou Reine for that matter), mais il (elle) n'a aucun pouvoir personnel, un pouvoir seulement procédural, et symbolique. Les britanniques sont très attachés à leur couronne, et à toutes ses frasques people (10 ans après la mort de Diana, on parle encore de conspiration).

Si vous voulez en savoir plus sur le système politique du Royaume-Uni, cliquez sur les deux images ci-dessous (la première met du temps à charger je sais pas pourquoi) :



Si non, contentez vous d'aller voir l'excellent film "The Queen".



La plupart d'entre nous sait ces choses-là, ne serait-ce que la géographie : on en a parlé à l'école lors de notre premier cours d'anglais, et par la suite, on a un jour ou l'autre lu ou entendu quelque chose à ce sujet. Mais fondamentalement, il faut bien le dire, on s'en fout. Ce sont des détails formels, consensuels, administratifs. Hé bien ici, que nenni ; c'est crucial, c'est compromitiel, passionnel. Tout est remis en cause, et mieux vaut faire très attention aux mots qu'on emploie. Finies les mauvaises habitudes d'appeler un Union Flag "drapeau anglais". D'appeler le Royaume-Uni "Angleterre". Interdit. On ne peut pas faire plus désuni que le Royaume-Uni.

Lorsqu'on demande à un écossais sa nationalité, il ne vous répondra jamais "british". Il vous dira "scottish" (ou plus exactement "sco'ish"). En France, même si on a notre lot de problèmes avec nos particularismes breton et corse, il n'y bien que les plus extrémistes qui ne répondraient pas "français". Même dans ces points chauds (au figuré seulement pour l'un d'entre eux), la fierté nationale, l' "arrogance française" prévaut sur les conflits locaux, dans un contexte international. Alors qu'outre-manche, les nationalismes sont très représentés politiquement. Les Ecossais ont tous un kilt et un drapeau national dans leur chambre. Enfin, vous aurez remarqué que chaque Etat à sa propre équipe de rugby ou de football.

Pour compliquer le tout, les britons ne parlent pas de quatre mais de cinq subdivisions. Ils y incluent Cornwall, les Cornouailles, petite région à la pointe ouest de la Grande-Bretagne (à ne pas confondre avec La Cornouaille qui est une région de notre Bretagne à nous, "Brittany").



Les Anglais ont été les colonisateurs des autres régions et sont de ce fait cordialement détestés dans tout le pays. Pas de surprise, donc, lorsque l'Anglais Chris tente par tous les moyens de démontrer qu'il est Ecossais. Ainsi, étant donné que les Français que nous sommes ont un séculaire contencieux avec les Anglais et que les ennemis de nos ennemis sont nos amis, nous sommes les alliés naturels de l'Ecosse, alliance formalisée par le terme "Auld Alliance", prête à renaître de ses cendres.



Par contre, comble de l'ironie, le "motto" (devise) du Royaume-Uni est en français ("Dieu et mon droit").

Pour ce qui est de l'Irlande du Nord, elle est déchirée entre sa population qui est attachée à son appartenance au Royaume-Uni, et ses nationalistes qui veulent la rattacher à l'Eire / Irlande. D'après Andrew, "this is a terrible place and I don't know why anybody would want to go there".
Mais les Ecossais ne sont pas à l'abris de sentiment fort de rivalité communautariste en interne, particulièrement entre les villes de Glasgow et d'Edinburgh, l'une reprochant à l'autre de l'avoir longtemps occultée d'un point de vue international.

Bien sûr, tout cela est camouflé sous la symbolique de l'Union Jack, drapeau du Royaume-Uni, qui est un mélange des croix de St Andrews (Ecosse), St George (Angleterre), St Patrick (Irlande). Hypocrite façade, si vous voulez mon avis.


+ +

=


Cependant, si les croix anglaise et écossaise sont utilisées en elles-même en tant que drapeaux officiels pour leurs Etats respectifs, la croix rouge de St Patrick n'est pas utilisée pour l'Irlande du Nord. En fait, l'Irlande n'a même pas de drapeau personnel du tout, du moins pas officiellement. Le drapeau "Ulster" qui fut utilisé jusqu'en 1972 ne l'est plus, suite à l'abolition du gouvernement de l'Irlande du Nord la même année. Ca reste un drapeau non-officiel, utilisé dans les sports.


(Ulster Banner)


Quant au Pays de Galles, on peut imaginer que son drapeau soit de toutes façons trop compliqué pour être intégré au drapeau commun.



Bon, même si je suis pas trop rentrée dans les détails (j'ai toujours mon essay sur le calcium à faire, damnit!) j'espère que le message est passé : C'EST LE GROS BORDEL.

Enfin, je finirai cet article par une petite anecdote sur le Kilt, symbole écossais par excellence, sorte de couverture enroulée autour de la taille aux divers motifs et couleurs associés à la famille du porteur. Mais son usage n'est pas si ancien que cela, et s'il était utilisé au XVIIe, c'était de façon assez marginale et localisée. Il fut par la suite banni avec le "Dress Act" (sisi!) de 1746, et durant cette période, devint donc une sorte de symbole de résistance à l'envahisseur. 35 ans plus tard, le ban fut levé et l'enthousiasme pour le kilt renouvelé ; mais en aucun cas ce n'était un accessoire de tous les jours. C'est en 1822 que se produit l'évènement qui fera du kilt un constituant à part entière de l'identité nationale : le Roi George IV allait visiter l'Ecosse, et il était très impopulaire, il fallait lui en mettre plein la vue, lui montrer à quel point le pays était soudé et fastueux, et ainsi le ridiculiser. Les écossais se passèrent donc le mot pour tous se sapper en kilt pour l'occasion, et c'est cela plus qu'autre chose qui fit du kilt ce qu'on en connait aujourd'hui...




...et ya pas que les vieux croûtons qui les portent... sexy Ewan!! D'ailleurs, la jeunesse est de plus en plus kiltisée ; et rappelez-vous, le jour de mon arrivée en Ecosse, la moitié de Galsgow portait son Kilt sous le maillot de l'équipe écossaise de football... yummy (or not.)