On est au pays de la pluie, ici, n'est-ce pas? Et pourtant, que nenni, jusqu'ici, la seule chose dont on se fait innonder, c'est du soleil. Même Jen le dit, on a de la chance...
Ce midi, avant de partir, un temps superbe, vu de la fenêtre ... profitons-en : mettons nous en t-shirt léger! C'est peut-être une des dernières fois que ça arrive. Une fois dehors, on se dit, bon, il ne fait pas excessivement chaud, mais ça va aller. Et puis on lève le nez et on aperçoit la grosse masse de nuages gris foncé. On se dit d'abord que, whoo, c'est bien la marque de fabrique de ce pays, le contraste. On oublie momentanément de quoi d'autre c'est la marque de fabrique. Et puis, vent. Une grosse rafale qui souffle soudain. Avec un Pat Metheny épique dans les oreilles, on prend son pied là encore. Jusqu'à la première goutte, suivie de près par une deuxième, qu'on sent très distinctement puisqu'elle tombe à l'horizontale, balayée par le vent. C'est Margaux qui m'a dit que dans l'île de Skye, la pluie tombe à l'horizontale? Trop occupée à réfléchir à la question, on ne s'en rend pas vraiment compte, mais ça finit par être trop énorme pour qu'on ne se rende pas à l'évidence : on est entrain de se prendre la rincée du mois, ça y est les grosses gouttes denses martèlent sans pitié notre frèle T-shirt, et on a encore 15 minutes à marcher avant d'atteindre le Pathfoot building où on a notre cours de Brésilien... On se raccroche au Pat Metheny... On essaye de ne pas trop penser au mascara qu'on vient de mettre, ni au gel dans nos cheveux... On force le sourire sur son visage en pensant à des phrases en brésilien qui pourraient répondre aux interrogations qu'on ne va pas manquer de lire dans le regard de Nara :
Não zomba de mim, está chovendo assim em Stirling!
Sim, eu sou muito — húmida (?) , porque eu — er, ando? — 20 minutas na chova, e eu não tenho meu — raincoat, er... Well. Chova me gosto, mas... Haha, você nada na — swimming pool ... agua? aguaçude? nope, er, whatever — mas eu sou ... sou ... f**king wetter than you, yeah, that's right, I'm waaaay past "húmida" as a matter of fact, arrrgh, and it's damn freezing, that wind is killing me, why today, why just when I have to go all the way to f**king Pathfoot, whyyy???
No, no, I like rain... I love rain... I do...
I just don't like the way I'm gonna look when I get there...
But let's not think of this...
Let's just listen to Pat...
Let's just listen... "let's", how is that again? "Deixa", sim...
And anyway...
Vou voltar... Sei que ainda vou voltar...
Paciência agora...
Ce midi, avant de partir, un temps superbe, vu de la fenêtre ... profitons-en : mettons nous en t-shirt léger! C'est peut-être une des dernières fois que ça arrive. Une fois dehors, on se dit, bon, il ne fait pas excessivement chaud, mais ça va aller. Et puis on lève le nez et on aperçoit la grosse masse de nuages gris foncé. On se dit d'abord que, whoo, c'est bien la marque de fabrique de ce pays, le contraste. On oublie momentanément de quoi d'autre c'est la marque de fabrique. Et puis, vent. Une grosse rafale qui souffle soudain. Avec un Pat Metheny épique dans les oreilles, on prend son pied là encore. Jusqu'à la première goutte, suivie de près par une deuxième, qu'on sent très distinctement puisqu'elle tombe à l'horizontale, balayée par le vent. C'est Margaux qui m'a dit que dans l'île de Skye, la pluie tombe à l'horizontale? Trop occupée à réfléchir à la question, on ne s'en rend pas vraiment compte, mais ça finit par être trop énorme pour qu'on ne se rende pas à l'évidence : on est entrain de se prendre la rincée du mois, ça y est les grosses gouttes denses martèlent sans pitié notre frèle T-shirt, et on a encore 15 minutes à marcher avant d'atteindre le Pathfoot building où on a notre cours de Brésilien... On se raccroche au Pat Metheny... On essaye de ne pas trop penser au mascara qu'on vient de mettre, ni au gel dans nos cheveux... On force le sourire sur son visage en pensant à des phrases en brésilien qui pourraient répondre aux interrogations qu'on ne va pas manquer de lire dans le regard de Nara : Não zomba de mim, está chovendo assim em Stirling!
Sim, eu sou muito — húmida (?) , porque eu — er, ando? — 20 minutas na chova, e eu não tenho meu — raincoat, er... Well. Chova me gosto, mas... Haha, você nada na — swimming pool ... agua? aguaçude? nope, er, whatever — mas eu sou ... sou ... f**king wetter than you, yeah, that's right, I'm waaaay past "húmida" as a matter of fact, arrrgh, and it's damn freezing, that wind is killing me, why today, why just when I have to go all the way to f**king Pathfoot, whyyy???
No, no, I like rain... I love rain... I do...
I just don't like the way I'm gonna look when I get there...
But let's not think of this...
Let's just listen to Pat...
Let's just listen... "let's", how is that again? "Deixa", sim...
And anyway...
Vou voltar... Sei que ainda vou voltar...
Paciência agora...
5 commentaires:
et tu as même pas pensé à notre dernière averse en route vers le pont des arts qui était de l'autre coté?
au moins...il était pas blanc le Tshirt?
YOu do love rain!!!!
Oh les belles photos ... on la sent jusque là l'énergie de cette pluie qui arrive ...
Sais tu que "Sabia" c'est la chanson qu'on a chantée tout l'après midi avec les Bridgets ...?
Les photos n'ont pas grand chose à voir avec ce message... la première, je l'ai prise pendant nos vacance ensemble en Ecosse, et la deuxième, c'était ce week-end je crois... mais chuuuut...
Le T-shirt était marron, et comment oublier cette averse???
Oh tu sais, hier à Glasgow, on en a eu une belle, heureusement j'avais mon parapluie pour limiter les dégâts, mais mes chuassures et mes chaussettes et mon pantalon ont dégusté ^^
Aujourd'hui aussi on en a eu une, de belle averse, comme ça pof tout droit sortie du ciel bleu! mais j'étais dedans cette fois ^
:D aaaah! quand même!
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