Je vais commencer par me citer moi-même (ouuuh résurgences vieilles habitudes scubiennes) :
La "troisième année" c'est un peu comme World of Warcraft. Une géante
succession de mini-quêtes qui ne sont rien de plus que leur propre fin, mais
dans laquelle on se laisse entrainer par le pervers effet d'euphorie qui se
produit lorsqu'on en a finie une... Hé bien en fait on n'a même pas le temps de
s'enthousiasmer d'avoir surmonté un obstacle que déjà on se prend la tête avec
le suivant. Plus chiant, plus complexe.
(Bon, chut, mais la vraie de vraie vérité c'est que c'est Pierre qui a mis à jour cette caractéristique fondamentale concernant WoW...mais l'analogie avec ce qui se passe maintenant est de moua)
Les préparatifs d'abord. Comment faire tenir un an de fournitures dans 15 kilos autorisés... Les valises trop lourdes, les sacs trop étroits. L'étage à ranger. Et les ennemis embusqués : la balance toute neuve qui déconne, le DVD de FRIENDS se paradant tout près, le monde merveilleux de l'internet l'imitant de près....
Les préparatifs d'abord. Comment faire tenir un an de fournitures dans 15 kilos autorisés... Les valises trop lourdes, les sacs trop étroits. L'étage à ranger. Et les ennemis embusqués : la balance toute neuve qui déconne, le DVD de FRIENDS se paradant tout près, le monde merveilleux de l'internet l'imitant de près....
Le départ ensuite. D'Ormoy à Paris, de Paris à Beauvais, de Beauvais à la troposphère. Incorporating les adieux à papa (passe encore, il était 8heures et je l'ai à peine remarqué au milieu de mon délire onirique), puis couillon (tout enpyjamé, là c'est plutôt l'inverse ; quoi qu'il a quand même couru derrière la voiture... mon couillon ; mais enrobé par le stress du départ donc moins douloureux que le troisième arrachement), maman (uurrrgh derrière la vitre du car).

Et les petites aventures annexes du pèse-bagage intransigeant de Ryanair, du colissimo avec les shampoing, gel et autre démaquillant refoulés par la machine à rayons X, leur petite insurrection avec le triple backflip du bouchon de cire pour cheveux dans la tronche du controlleur ... et puis bien sur les 45 minutes de retard du vol.
Rien de bien méchant donc :) Surtout que comme dans tout bon role playing game, ya les bonus et récompenses à collecter le long du parcours : le sourire et l'amabilité de la vendeuse du casino de l'aéroport, les petits mangers de maman, le disque de Gary Burton et Ralph Towner, le plaisir interdit des petits épisodes de friends dans l'avion (clap clap clap clap!!!!)....

Puis vient le périple transécossien. Prestwick, Glasgow, Stirling ; incorporating trolley, train, marche avec énorme valise, navette... Jusque la c'était plutot miraculeux le peu d'embuches. Pas de doute par contre, je suis en écosse. Ciel gris, nuages, vent... noms de ville bizarres... Et des dizaines de kilts, drapeaux, maillots navyblue... de cheveux roux... de biere... Scotland-Lithuania probably ended well!
Et c'est pas fini, faut encore arriver à trouver la fac... marche, bus, voiture... Beaucoup beaucoup de prise de choux, là. Les nuages écossais ont fini par assombrir mes élans. C'est ou l'arret de bus? C'est quel bus? C'est quelle direction? Quel horaire? (c'est là que je me rend compte à quel point les bus parisiens sont une bénédiction) Comment on paie? Qu'est ce qu'il dit le monsieur? Comment je passe mon énorme valise dans le petit couloir du bus? ... Et une fois débarquée, ou suis-je? Ou vais-je? Que dois-je faire? Qu'est ce que c'est que cet immense campus avec seulement des routes pour les voitures? Comment je afis puisque tout à l'air fermé??? Réponse, je marche, je tire péniblement ma valoche, j'erre, j'explore...
Et ça y est, l'aide divine arrive, petit à petit... D'abord elle se matérialise en deux jeunes filles, américaines, nouvelles aussi... La bas?...ok... dommage que ce soit une grande montée, puis des escaliers... pouf pouf... "You seem lost" "Oh do I?" le gentil monsieur me porte ma valise, merciiiii.... L'aussi gentil monsieur de la réception est bien emmerdé quand il voit que je suis à Alexander Court et que c'est a 30min d'ici avec la valise, et qu'eux seuls ont mes clés... Et la comble de la chance, un etudiant scottish, blond, Grant i think, qui doit aller à Alexander too et qui a une bagnole!!! Youpie!!
Apres tout s'est à peu près bien enchaîné... les clés, l'installation... quand même l'abasourdissement de trouver la cuisine totalement dépourvue de toute vaisselle, casserole et autre, let alone food ; perversement suivie de l'inévitable petit creux ... qui s'est soldé par une descente à la réception, café et snickers...
Ca y est c'est chez moi!!

Et les petites aventures annexes du pèse-bagage intransigeant de Ryanair, du colissimo avec les shampoing, gel et autre démaquillant refoulés par la machine à rayons X, leur petite insurrection avec le triple backflip du bouchon de cire pour cheveux dans la tronche du controlleur ... et puis bien sur les 45 minutes de retard du vol.
Rien de bien méchant donc :) Surtout que comme dans tout bon role playing game, ya les bonus et récompenses à collecter le long du parcours : le sourire et l'amabilité de la vendeuse du casino de l'aéroport, les petits mangers de maman, le disque de Gary Burton et Ralph Towner, le plaisir interdit des petits épisodes de friends dans l'avion (clap clap clap clap!!!!)....

Puis vient le périple transécossien. Prestwick, Glasgow, Stirling ; incorporating trolley, train, marche avec énorme valise, navette... Jusque la c'était plutot miraculeux le peu d'embuches. Pas de doute par contre, je suis en écosse. Ciel gris, nuages, vent... noms de ville bizarres... Et des dizaines de kilts, drapeaux, maillots navyblue... de cheveux roux... de biere... Scotland-Lithuania probably ended well!
Et c'est pas fini, faut encore arriver à trouver la fac... marche, bus, voiture... Beaucoup beaucoup de prise de choux, là. Les nuages écossais ont fini par assombrir mes élans. C'est ou l'arret de bus? C'est quel bus? C'est quelle direction? Quel horaire? (c'est là que je me rend compte à quel point les bus parisiens sont une bénédiction) Comment on paie? Qu'est ce qu'il dit le monsieur? Comment je passe mon énorme valise dans le petit couloir du bus? ... Et une fois débarquée, ou suis-je? Ou vais-je? Que dois-je faire? Qu'est ce que c'est que cet immense campus avec seulement des routes pour les voitures? Comment je afis puisque tout à l'air fermé??? Réponse, je marche, je tire péniblement ma valoche, j'erre, j'explore...
Et ça y est, l'aide divine arrive, petit à petit... D'abord elle se matérialise en deux jeunes filles, américaines, nouvelles aussi... La bas?...ok... dommage que ce soit une grande montée, puis des escaliers... pouf pouf... "You seem lost" "Oh do I?" le gentil monsieur me porte ma valise, merciiiii.... L'aussi gentil monsieur de la réception est bien emmerdé quand il voit que je suis à Alexander Court et que c'est a 30min d'ici avec la valise, et qu'eux seuls ont mes clés... Et la comble de la chance, un etudiant scottish, blond, Grant i think, qui doit aller à Alexander too et qui a une bagnole!!! Youpie!! Apres tout s'est à peu près bien enchaîné... les clés, l'installation... quand même l'abasourdissement de trouver la cuisine totalement dépourvue de toute vaisselle, casserole et autre, let alone food ; perversement suivie de l'inévitable petit creux ... qui s'est soldé par une descente à la réception, café et snickers...
tasse en plastoc du café + eau bouillie + sachet de soupe + crayon de papier
pour touiller + épisode de friends + SMS de mougn = une soirée réussie!
Ca y est c'est chez moi!!


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